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Les résultats de ventes aux enchères de Icônes triés par prix croissant.

<br> TRIPTYQUE SYMBOLIQUE <br>Crète, vers 1700<br><br> Tempera sur bois, <br>usures, fentes, restaurations et manques visibles <br>Triptyque inséré dans un cadre plus récent en marqueterie <br>décorée de motifs en nacre <br>(21 x 14,5 cm) <br>fermé et ouvert (21x 21,4 cm) <br><br>Le Christ est assis sur les symboles des quatre évangélistes: L'Aigle, saint Jean; l'Homme (Ange), saint Matthieu; le Lion, saint Marc et le Taureau, saint Luc. Les pieds du Seigneur reposent sur un globe (l'univers) qui est retenu de chaque côté par deux anges, l'un tenant un calice qui récolte le sang qui jaillit du côté du Christ, l'autre tenant le pain orné d'une croix. Cette image évoque l'Eucharistie de même que le texte écrit sur le livre ouvert que tient le Seigneur (Évangile de Jean, VI 51, 54,58, 62) «Je suis le pain vivant descendu du ciel qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle..... C'est l'Esprit qui vivifie....». La Vierge et saint Jean-Baptiste, les mains croisées sur leurs poitrines, de part et d'autre du Christ évoquent une Déisis (prière, intercession). Ils intercèdent pour l'humanité tout entière. Jean représente le dernier des prophètes de l'Ancien Testament et Marie le début du Nouveau Testament. Dans le ciel, sur le fond or, volent quatre anges portant les instruments de la Passion. Sur le volet de gauche comme sur celui de droite figurent dans des médaillons quatre chérubins et deux saints prophètes déployant des phylactères. La première image connue de ce modèle serait de Michel Damaskinos qui a vécu dans la seconde moitié du XVIe siècle; il est le plus célèbre peintre crétois de cette époque et un contemporain du Greco.<br><br>
<p>Saint Jacques le Perse <br /> Le saint est figuré en pied, de face regardant le spectateur. Il porte un somptueux costume oriental qui rappelle la tenue des princes sassanides. Sur sa tête un curieux casque-chapeau, sa main droite tient la croix, signe de son martyr. L'autre main retient un pan de son manteau rouge galonné d'or et qui possède de curieuses longues manches trouées au milieu. <br /> Signée en bas à droite : " Prière du prêtre Emmanuel Tzanes ". <br /> Crête, 1667 <br /> 28 x 22 cm <br /> (Restaurations et fente, le dos est parqueté) <br /> Bibliographie : <br /> Catalogue de l'exposition au Musée Carnavalet, Icônes, grecques, melkites, russes, collection privée du Liban, Paris, 1993, Skira, no 6. <br /> Né à Rèthymnon en Crête aux alentours de 1610, il quitta sa ville après le siège avec les Turcs en 1646. Il a vécu d'abord à Corfou puis à Venise de 1658 jusqu'à sa mort en 1690. Il signe ses œuvres dès 1636 en tant qu'ecclésiastique.  </p>
<br>ICÔNE : LA MÈRE DE DIEU AVOCATE DES PÉCHEURS.<br>Riza en émail, dans un cadre en argent.<br>Poinçons de l'atelier moscovite dirigé par Ivan Serguevitch-Lebedkin (I.L.) atelier ayant travaillé entre 1896 et 1908.<br>Russie.<br>23 x 12,5 cm<br><br>
                      <p>LA VIERGE DE VLADIMIR <br>Russie, XIXème siècle <br><br>Tempera sur bois, <br>oklad et nimbe en argent doré émaillé, <br>daté 1888 et 1889, <br>poinçon monogramme A.P <br>Manques, usures <br>32 x 27 cm <br><br>L’icône est une réplique de l’image miraculeuse du XIIème siècle venue de Grèce et offerte au prince de Kiev. Elle a eu une grande influence sur l’art et la nation russe. Elle exprime la beauté et la compassion infinie de la Vierge Marie pour l’humanité. L’oklad est exécutée avec finesse. Le volume et la profondeur des plis du maphorion de la Vierge et du Christ sont très bien rendus. Les nimbes et les plaquettes en émail à la tonalité de vert, bleue, blanche, rouge, mauve ornent le revêtement avec harmonie sur le fond en or ciselé. L’oklad présente quelques poinçons sur la pliure du bord inférieur et sur le galon du voile de Marie. Au bas de l’icône est écrit VladimirskaÏa</p>
Icône de voyage diptyque peinte sur bois.<br>Résurrection du Christ.<br>Encadrement en bronze doré, orné d un entourage en métal doré et émaux polychromes cloisonnés.<br>Travail russe de la fin du XVIIIe siècle.<br>H. : 14 cm - L. : 24 cm.
Icône de Saint Pantéleimon (Pantaléon), Circa 1910. <br> Oklad en vermeil et argent : cadre de style art nouveau à décor floral, orné de cabochons, riza ajourée, nimbe en vermeil orné de trois cabochons et fond en argent à petites croix. Poinçons de titre 84, de Moscou après 1908 et d’atelier « 1r MA » (1ere association d’orfèvres de Moscou)<br>  27 cm x 22 cm <br> Poids brut : 1315,30 g
<br>ICÔNE sur deux registres.<br><br> Dans la partie supérieure, au centre sous Dieu le Père Sabaoth bénissant la Mère de Dieu Joie de tous les affligés.De part et d'autre de la Mère de Dieu debout, couronnée, on voit différentes catégories de pauvres et de malades. À gauche l'Ange Gardien, à droite la sainte Martyre Anne. Dans la partie inférieure la Mère de Dieu adoucissant les coeurs méchants, elle est représentée en buste, en orante avec sept épées illustrant la prophétie de Siméon.À gauche le saint guérissant Pantéléimon, à droite le saint Martyr Alexandre. Encadrement richement émaillé en couleur avec cabochons et médaillons sertissant des pierres de couleurs. <br>À la base un listel émaillé bleu avec le nom de l'icône : <br>«La Mère de Dieu Joie de tous les affligés». <br>Poinçon argent «Moscou» datée 1895. <br>Russie XIXe siècle.<br>31,5 x 27,3 cm<br><br>
<br>École siennoise vers 1500<br>(Classé en Icônes) <br><br>

La Vierge à l\ Enfant <br>

Panneau de bois tendre, <br>de forme ogivale dans la partie supérieure, fond d\ or<br>
Fente et manques<br>
33,5 x 19,5 cm<br><br>

Experts du lot n° 158 au n° 163 : Cabinet Eric Turquin <br> Eric Turquin - Chantal Mauduit - Pierre Etienne<br>
69, rue Sainte-Anne - 75002 Paris <br> Tél. : 01 47 03 48 78 - Fax : 01 42 60 59 32<br><br>
                      <p>LA VIERGE DE TIKHVINE  - (Classé en Icônes) <br>(Russie, fin du XIXème siècle) <br><br>Tempera sur bois, <br>Riza en VERMEIL <br>Le maphorion de la Vierge et la tunique du Christ <br>sont brodés de perles. <br>Manques et usures <br>31,5 x 27 cm <br><br>Ce modèle de Vierge est très proche de l’hodighitria mais avec l’Enfant Jésus qui croise ses jambes. Le prototype fut trouvée miraculeusement par les habitants de Tikhvine. Les revêtements combinant des éléments métalliques et des rizas brodées de perles sont apparus en Russie à partir du XVIIème siècle</p>
<br>École ANVERSOISE vers 1540, atelier de Quentin METSYS<br><br>
Le Christ sauveur du Monde<br>
Panneau de chêne, deux planches <br>44 x 31,5 cm <br>Restaurations <br><br>Notre panneau " classé en Icônes " reprend avec quelques variantes le volet gauche du diptyque de Quentin Metsys, Le Christ sauveur (Panneau, 38 x 28,5 cm) conservé aumusée des Beaux-Arts d\ Anvers. <br><br>Toutefois, dans notre oeuvre, la bouche du Christ est fermée, son drapé est plus souple et sa main gauche tient un globe. <br><br>Notre panneau complète ainsi l\ oeuvre de Quentin Metsys et se rapproche du Christ sauveur (Panneau, 54 x 33 cm) conservé à la National Gallery de Londres et présentée par Friedländer comme une copie de l\ oeuvre deMestys par son atelier (voir M. J. Friedländer, Early Netherlandish Painting, Quentin Massys, Leyde, 1969, volume VII, n° 5 et 5a, reproduit).<br><br>
<br>Grande icône représentant les saints Flore et Laure <br>avec l'archange Michel au centre portant le Mandylion de la Sainte-Face, entouré des saints évêques Blaise et Méthode. <br>Tempéra sur bois <br>Russie XIXe siècle, 41,8 x 33,4 cm <br>(Planche incurvée sans ses traverses, <br>quelques éclats de couleur et restauration). <br><br>L'icône est accompagnée d'un passeport de sortie et d'un certificat de galerie Trétiakov au nom de Marina Poliakoff-Vlady. <br><br>Provenance: <br> - Icône reçue pendant la mise en terre de Vissotsky<br><br>
<br>PRESENTATION DU CHRIST AU TEMPLE <br>et scènes Russie XVIIIème siècle <br><br>Tempera sur bois <br>31 x 22 cm <br>(Restaurations, fentes et les trous de clous d’un ancien revêtement en argent.) <br><br>Devant une architecture variée se déroulent six scènes: Au centre la Présentation du Christ au Temple avec Joseph, la prophétesse Anne, Marie, Jésus et Siméon, en haut à gauche la Vierge de la Passion, à droite une idole tombe d’un temple, en bas, le sage Siméon, au centre les ténèbres avec les élus qui sortent de la bouche du monstre et les damnés et à droite l’annonce à Siméon. Des rayons blancs partent des mains de l’Enfant Jésus pour sauver les élus et écrouler l’idole et du pied de Siméon pour renverser les damnés<br><br>
<br>SAINT GEORGES TERRASSANT LE DRAGON Crète vers 1600 <br><br>Tempera sur bois <br>46 x 37,5 cm <br>(Restaurations, légers repeints et usures du temps) <br><br>Saint Georges est l’un des saints les plus populaires de l’iconographie grecque, russe et occidentale bien que son existence historique soit contestée dès le Ivème siècle. Figure emblématique de l’éternel combat entre le bien et le mal, Georges est le patron tout désigné des soldats qui défendent la foi chrétienne. Sur son beau cheval blanc qui se cabre, il transperce le monstre de sa lance. En haut, à droite la main de Dieu lui donne sa bénédiction. <br><br>L’icône séduit par l’éclat de ses couleurs, l’abondance de l’or et par sa composition dynamique et soignée. De nombreuses icônes similaires à la nôtre se trouvent dans des musées européens. En particulier, à Venise, réf. ICÔNES de Saint-Georges les grecs de M. Chatzidakis -1962, n° 10 et n°100 – à Moscou, réf. ICONS OF CRETAN SCHOOL 1993, n°37<br><br>
<br>Icône de la Vierge de Kazan. <br>Oklad constituée d’un simple cadre en vermeil orné d’un cabochon à chaque angle L’icône est insérée dans un cadre en acajou aux arêtes soulignées par un jonc en laiton. Au dos de l’icône, une plaque en vermeil portant le texte (en russe) : « Bénédiction des membres du régiment Préobrajensky en souvenir du miraculeux sauvetage du 17 octobre 1888. <br>Moscou le 17 octobre 1908 ». <br>Poinçons : 84, Moscou,1908 et « KK » (Kuzma Ivanovitch Konov) <br>31 cm x 28,8 cm <br>Poids brut : 1887 g <br><br>Le 17 octobre 1888, le train impérial, avec son bord Alexandre III, a déraillé, causant la mort de 23 personnes, mais la famille impériale n a pas eu à déplorer de victime. Kuzma Ivanovitch Konov est un orfèvre originaire de Kalouga qui a travaillé avec Olovianichnikov qui vendait une partie de sa production. Le frère cadet de Vasnetsov réalisait certains des kiot pour ses icônes.
<br>Icône de voyage en vermeil.<br>Par Carl FABERGE, Saint-Pétersbourg, 1899-1908.<br><br>De forme rectangulaire, à l image du Christ Pantocrator, dos en bois orné d un anneau de suspension déployant en vermeil, gravée d une dédicace : de la part de Wladimir et Lo, le 7 janvier 1910 . Conservée dans son écrin d origine en bois d érable, intérieur en velours et soie avec tampon de Fabergé, Saint-Pétersbourg et Londres, surmonté de l aigle impériale russe, en lettres noires. Usures.<br>Poinçon d orfèvre : Fabergé, Karl Armfelt (1873-1959).<br>Poinçon titre : 88, Saint-Pétersbourg, 1899-1908.<br>H. : 5, 5 cm - L. : 5 cm.
<br>Grande icône représentant en son centre les scènes de la Résurrection,<br> de la Descente aux enfers et l'apparition du Christ aux apôtres. <br>La composition centrale est entourée de seize scènes issues du cycle liturgique: Nativité de la Vierge, la Présentation de la Vierge au Temple, l'Annonciation, la Nativité du Christ, la Théophanie, la Transfiguration, la Dormition de la Vierge, la Trinité, le saint prophète Elie, l'Invention du chef de saint Jean le Baptiste, l'Intersession de la Vierge (Pokrov), saint Nicolas de Myre en Lycie, l'Ascension, l'Exaltation de la sainte Croix, l'Entrée du Christ à Jérusalem et la Présentation du Christ. <br>Russie probablement école de Palekh, XIXe siècle. <br>53 x 47 cm. <br>(Planche incurvée sans ses traverses, <br>quelques éclats et infimes restaurations). <br><br>L'icône est accompagnée d'un passeport de sortie et d'un certificat de galerie Trétiakov au nom de Marina Poliakoff-Vlady. <br><br>Provenance:<br> - Icône reçue le jour du mariage <br>de Marina Vlady et Vissotski à Moscou en 1971.<br>
<br>Icône de la Vierge de Vladimir.<br> XVIIe siècle. <br>31,5 x 27,5 cm<br><br>
<br>SAINT GEORGES Crète XVème siècle<br><br>Tempera sur bois <br>43,5 x 23 cm <br>(Restaurations, usures et manques) <br><br>Ce saint guerrier à l’allure pacifique et au visage doux et hiératique est saint Georges. <br><br>Contrairement à l’icône précédente où il terrasse le dragon, l’iconographe ici n’a pas cherché à exalter ses vertus guerrières mais à glorifier les qualités spirituelles du martyr dans une attitude pleine de noblesse. <br><br>Il a déposé ses armes, le casque, le bouclier, l’épée dans son fourreau et la lance, il est près à mourir pour sa foi chrétienne. A Athènes, similitude de composition avec un saint Dimitri du musée Bénaki - n°193 réf. ICONS OF CRETAN SCHOOL 1993 - Au Mont Athos, par ses coloris et le dessin – n°98, LE MONT ATHOS ET L’EMPIRE BYZANTIN, Petit Palais, 2009<br><br>
<br>Classé en ICÔNES <br><br>Triptyque en émail peint polychrome <br>avec paillons et traces de rehauts d or représentant  :<br> “Le Couronnement de la Vierge par la Trinité” <br>entre saint Paul et saint Pierre figurant sur les volets. <br><br>
Au centre, la Vierge agenouillée se tient de face <br>entre Dieu le Père bénissant <br>et le Christ qui placent au-dessus de sa tête la couronne <br>surmontée de la colombe du Saint-Esprit <br> dans le fond, concert de trois anges célestes<br> entre deux dais gothiques à encorbellement. <br>Sur les volets : <br>à gauche, saint Paul tenant une épée,<br> à droite, saint Pierre avec un livre ouvert et la clef, <br>tous deux sous des dais à trois arcatures ogivales <br> inscriptions à la partie inférieure : <br>SANCTVS PAVLVS APOSTOLVS et SANCTVS PETRVS APOSTOLVS <br> vêtements, nimbes, couronnes et croix <br>ornés de gouttelettes d émail translucide <br>posées sur de petits paillons d argent. <br>Encadrement mouluré et orné de fleurons en laiton.<br><br>
Limoges, atelier du Maître du triptyque d Orléans, vers 1500<br>
(légères érosions de certains émaux, dorure usée, <br>petits accidents à la monture)<br>
Dans un cadre en bois portant un ancien cachet de cire<br>
H.22,8 cm - L.ouvert.37 cm<br><br>

Provenance : <br> - Aurait appartenu à la collection Hannah de Rothschild, dernière comtesse de Rosebury († 1890)
Vente Christie s, 12 décembre 2 000, lot n°14 (attribué au Maître du triptyque de Louis XII)<br> -
Collection privée, Espagne<br><br>

Ce triptyque doit être rapprocher de toute évidence de deux autres attribués au même artiste limosin, l un conservé au musée des Beaux-Arts d Orléans (inv.A 6947) qui fait référence, l autre à la Walters Art Gallery de Baltimore (N°.44.316) représentant L Annonciation entre deux prophètes sous des arcatures ogivales. On y retrouve la même monumentalité des figures, les traits appuyés de certains visages, l élégance des mains et la place réservée aux éléments architecturaux gothiques. Les visages sont en effet caractéristiques avec les nez aux ailes bien marquées et leurs bouts ronds ainsi que les bouches aux lèvres inférieures charnues. La similitude des mains aux longs doigts, dont les articulations sont soulignées, celles des prophètes comme celle de Dieu bénissant est également frappante. La colombe du Saint-Esprit, présente sur les trois triptyques, est figurée d une manière très semblable. Enfin les éléments d architectures où l on ne décèle encore aucun caractère de style Renaissance renforcent le lien de parenté entre ces trois oeuvres. <br><br>On ne sait rien de l artiste désigné sous l appellation de Maître du triptyque d Orléans - nom donné par Marquet de Vasselot en référence à son oeuvre maîtresse conservée au musée de cette ville - si ce n est qu il fut un des premiers suiveurs du pseudo-Monvaerni et visiblement étranger à l influence italienne dont on ne décèle pour ainsi dire aucune présence dans sa production.<br><br>
Ses oeuvres sont rares ce qui rend d autant plus remarquable le triptyque présenté ici. Celui-ci nous est parvenu en outre en bon état de conservation ; bien que sa dorure ait été en grande partie effacée, il possède des émaux sans beaucoup d altération à la différence du triptyque orléanais <br><br>
<br>Icône « Vierge à l enfant » <br>de la maison KARL FABERGE,<br> en argent à motifs de frises géométriques de style Art Nouveau formant des rosaces sur fond émaillé noir, <br>au sommet se trouve une bélière de suspension . <br>Cette pièce est une commande spéciale du prince Félix Youssoupoff offert à sa maîtresse Zénaïde Gregorieff. <br>Il a d ailleurs écrit au dos: <br> «en cette sainte année 1914, le 6 octobre, Petrograd ». <br>Poinçon titre : 88, Moscou, 1910-1917. <br>Poinçon d orfèvre : Fabergé, marque du privilège impérial <br>et n° de commande : 38707<br>
Dim.: H.: 10,5 cm - L.: 6,5 cm. <br><br>

Cette icône est à rapprocher de celle représentant le Christ Pantocrator, également commandée par le prince Youssoupoff chez Fabergé et portant au dos une dédicace à l encre en cyrillique «  Prince Youssoupoff, 17 septembre 1913 », voir en référence: « Fabergé » par Géza Von Habsbourg, publié chez Hirmer, Munich, 1986, p.: 133 et « Carl Fabergé » par Kenneth Snowman, publié chez Greenwich, New York, 1983, p.: 25. <br><br>

OBJETS FABERGE, ARGENTERIE ET SOUVENIRS HISTORIQUES AYANT APPARTENU : <br>
au comte Félix Soumarokoff-Elston, prince Youssoupoff (1856-1928)
provenant des enfants qu il eut avec Zénaïde Gregorieff (1880-1965) 
Histoire secrète d un amour morganatique.
Nombreuses étaient les familles vivant sur les domaines appartenant aux Youssoupoff, les Gregorieff en faisaient partie. Le comte Félix Soumarokoff-Elston, prince Youssoupoff depuis son mariage avec la dernière détentrice du titre, était parrain de plusieurs enfants. Et lorsqu il porta sur les fonds baptismaux, une fillette répondant au doux prénom de sa propre femme, le comte s occupa de l enfant comme de sa propre fille. Il la plaça auprès de sa mère en tant que dame de compagnie et c est alors qu au fil du temps, ils s éprirent peu à peu, l un de l autre. Leur romance débuta en 1910, mais ne pouvant se marier, ils vivèrent clandestinement cet amour défendu. En 1912, naquit un fils, Nicolas, qui malheureusement mourut deux ans plus tard. La vie reprit difficilement son cours, alors que la Première guerre mondiale faisait rage, la jeune Zénaïde, installée à Saint-Pétersbourg, mit au monde un nouvel enfant prénommé Olivier (1916-2004). La révolution s installa et dévasta la Russie tout entière. L insécurité et l angoisse régnaient de plus en plus à Saint-Pétersbourg contraignant les Gregorieff à l exode vers la Crimée, où dans le petit village d Alupka, une nouvelle existence s organisa. Le couple se voyait le plus souvent possible, car le comte Félix était installé non loin de là, à Aï-Todor, avec sa femme et son fils Félix. Cette propriété appartenait au grand-duc Alexandre de Russie, dont la fille, Irina avait épousé en 1914 le prince Félix Youssoupoff (1887-1967). 
Les troupes bolcheviques débarquèrent en Crimée et en février 1919, tous les Romanoff résidant dans cette région ainsi que les familles alliées et les membres de leur suite furent rassemblés dans le domaine de Dulber et placés en résidence surveillée. La mère de l empereur Nicolas II, Maria Féodorovna, réussit en avril de la même année à faire évacuer sa famille à bord du navire envoyé par sa sœur la reine d Angleterre. Tous les Youssoupoff s y trouvèrent à bord. Le comte, désespéré, ne parvint pas, malgré toutes ses démarches, à faire évacuer en même temps que lui, sa maîtresse, alors enceinte. Une fois arrivé à Rome, Félix réussit avec l aide de son secrétaire particulier, M. Svetiloff et avec de faux papiers, à faire passer Zénaïde, Olivier et la petite Tatiana, née le 7 juillet 1920, pour la femme et les enfants de son secrétaire. C est sous cette nouvelle identité qu ils arrivèrent à Constantinople. Il leur sera désormais impossible d abandonner ce nom de famille. Après plus de deux ans d absence, Zénaïde retrouva enfin le comte à Rome, où la jeune femme habitait Via Humbria à quelques pas de la résidence des Youssoupoff. Le comte, très prévenant, prit activement part à l éducation de ses enfants naturels. Il leur rendait régulièrement visite, les comblait de présents et posait en leur compagnie dans les studios des photographes. Souvent ils se retrouvaient dans le célèbre jardin del Pincio, près du Vatican. <br><br>
Mais en 1924, une attaque cérébrale transforma cet homme alerte, plein de vigueur et d énergie, en un vieillard impotent. Il mourut subitement dans la nuit du 11 au 12 juin 1928 et la mort du comte bouleversa à nouveau l équilibre précaire de cette famille. De plus, la santé fragile du petit Olivier inquiétait beaucoup sa mère qui sur les conseils des médecins, prit la décision de partir vivre définitivement sur la Côte d Azure, à Nice, au climat plus clément. C est d ailleurs dans cette ville, après avoir subvenu au besoin de ses enfants en vendant un a un tous les bijoux reçus en cadeau du comte, que le 2 mai 1965, Zénaïde Gregorieff-Svetiloff décédera. 
Il faudra attendre, 2007, pour que soit révélé au public cette tragique histoire d amour. Car jusqu à ce jour, aucun historien ne fait état de l existence de cette famille, qui d ailleurs n a jamais rien revendiqué sur l héritage Youssoupoff auquel elle avait droit selon les dispositions prises par le comte avant sa mort. Par discrétion, par courtoise et par respect ils préfèrent vivre dans l ombre, tout en gardant secrète cette histoire. Les objets ci-dessous proviennent du comte et de sa maîtresse. Ils furent conservés par leur enfants, Olivier et Tatiana, épouse Bonnard, puis par leur descendance.<br>
Cyrille Boulay
<br>Icône « Christ victorieux » de la maison KARL FABERGE.<br><br> Étonnant et intéressant travail de style Art Nouveau en argent doré, serti de trois saphirs cabochons entrelacés de cercles et de volutes terminés par de petites boules sur un fond émaillé brun, au sommet se trouve une bélière de suspension. L ensemble de forme hexagonale repose sur une partie en bouleau de Carélie. Conservée dans son écrin d origine en bois d érable, intérieur en velours et soie. Cette pièce est une commande spéciale du prince Félix Youssoupoff pour sa maîtresse, Zénaïde Gregorieff. Il a d ailleurs écrit au dos : «offert en protection de cette sainte année 1916, le 27 juin». Petit accident à l écrin, manque de peinture sur la tête du Christ. Poinçon titre: 88, Moscou, 1910-1917. <br>Poinçon d orfèvre : Fabergé, marque du privilège impérial et n de commande: 38811. <br>
Dim de l écrin: L.: 11 cm - L.: 9,5 cm <br>
Dim. De l icône: H.: 8,5 cm - L.: 6,5 cm.<br><br> 

Cette icône est à rapprocher de celle représentant le Christ Pantocrator, également commandée par le prince Youssoupoff chez Fabergé et portant au dos une dédicace à l encre en cyrillique «  Prince Youssoupoff, 17 septembre 1913 », voir en référence: « Fabergé » par Géza Von Habsbourg, publié chez Hirmer, Munich, 1986, p.: 133 et « Carl Fabergé » par Kenneth Snowman, publié chez Greenwich, New York, 1983, p.: 25. <br><br>

OBJETS FABERGE, ARGENTERIE ET SOUVENIRS HISTORIQUES AYANT APPARTENU : <br>
au comte Félix Soumarokoff-Elston, prince Youssoupoff (1856-1928)
provenant des enfants qu il eut avec Zénaïde Gregorieff (1880-1965) 
Histoire secrète d un amour morganatique.
Nombreuses étaient les familles vivant sur les domaines appartenant aux Youssoupoff, les Gregorieff en faisaient partie. Le comte Félix Soumarokoff-Elston, prince Youssoupoff depuis son mariage avec la dernière détentrice du titre, était parrain de plusieurs enfants. Et lorsqu il porta sur les fonds baptismaux, une fillette répondant au doux prénom de sa propre femme, le comte s occupa de l enfant comme de sa propre fille. Il la plaça auprès de sa mère en tant que dame de compagnie et c est alors qu au fil du temps, ils s éprirent peu à peu, l un de l autre. Leur romance débuta en 1910, mais ne pouvant se marier, ils vivèrent clandestinement cet amour défendu. En 1912, naquit un fils, Nicolas, qui malheureusement mourut deux ans plus tard. La vie reprit difficilement son cours, alors que la Première guerre mondiale faisait rage, la jeune Zénaïde, installée à Saint-Pétersbourg, mit au monde un nouvel enfant prénommé Olivier (1916-2004). La révolution s installa et dévasta la Russie tout entière. L insécurité et l angoisse régnaient de plus en plus à Saint-Pétersbourg contraignant les Gregorieff à l exode vers la Crimée, où dans le petit village d Alupka, une nouvelle existence s organisa. Le couple se voyait le plus souvent possible, car le comte Félix était installé non loin de là, à Aï-Todor, avec sa femme et son fils Félix. Cette propriété appartenait au grand-duc Alexandre de Russie, dont la fille, Irina avait épousé en 1914 le prince Félix Youssoupoff (1887-1967). 
Les troupes bolcheviques débarquèrent en Crimée et en février 1919, tous les Romanoff résidant dans cette région ainsi que les familles alliées et les membres de leur suite furent rassemblés dans le domaine de Dulber et placés en résidence surveillée. La mère de l empereur Nicolas II, Maria Féodorovna, réussit en avril de la même année à faire évacuer sa famille à bord du navire envoyé par sa sœur la reine d Angleterre. Tous les Youssoupoff s y trouvèrent à bord. Le comte, désespéré, ne parvint pas, malgré toutes ses démarches, à faire évacuer en même temps que lui, sa maîtresse, alors enceinte. Une fois arrivé à Rome, Félix réussit avec l aide de son secrétaire particulier, M. Svetiloff et avec de faux papiers, à faire passer Zénaïde, Olivier et la petite Tatiana, née le 7 juillet 1920, pour la femme et les enfants de son secrétaire. C est sous cette nouvelle identité qu ils arrivèrent à Constantinople. Il leur sera désormais impossible d abandonner ce nom de famille. Après plus de deux ans d absence, Zénaïde retrouva enfin le comte à Rome, où la jeune femme habitait Via Humbria à quelques pas de la résidence des Youssoupoff. Le comte, très prévenant, prit activement part à l éducation de ses enfants naturels. Il leur rendait régulièrement visite, les comblait de présents et posait en leur compagnie dans les studios des photographes. Souvent ils se retrouvaient dans le célèbre jardin del Pincio, près du Vatican. <br><br>
Mais en 1924, une attaque cérébrale transforma cet homme alerte, plein de vigueur et d énergie, en un vieillard impotent. Il mourut subitement dans la nuit du 11 au 12 juin 1928 et la mort du comte bouleversa à nouveau l équilibre précaire de cette famille. De plus, la santé fragile du petit Olivier inquiétait beaucoup sa mère qui sur les conseils des médecins, prit la décision de partir vivre définitivement sur la Côte d Azure, à Nice, au climat plus clément. C est d ailleurs dans cette ville, après avoir subvenu au besoin de ses enfants en vendant un a un tous les bijoux reçus en cadeau du comte, que le 2 mai 1965, Zénaïde Gregorieff-Svetiloff décédera. 
Il faudra attendre, 2007, pour que soit révélé au public cette tragique histoire d amour. Car jusqu à ce jour, aucun historien ne fait état de l existence de cette famille, qui d ailleurs n a jamais rien revendiqué sur l héritage Youssoupoff auquel elle avait droit selon les dispositions prises par le comte avant sa mort. Par discrétion, par courtoise et par respect ils préfèrent vivre dans l ombre, tout en gardant secrète cette histoire. Les objets ci-dessous proviennent du comte et de sa maîtresse. Ils furent conservés par leur enfants, Olivier et Tatiana, épouse Bonnard, puis par leur descendance.<br>
Cyrille Boulay
<br>Icône d origine grecque, début du XVIIe siècle<br>La Résurrection du christ et la Descente aux Limbes - Anastasis<br>Peinture a tempera sur panneau de bois. <br>Fond doré<br>56 x 71 cm hors cadre (postérieur).<br>(Le vernis d origine a été levé. <br>Manque de certains glacis. <br>Usures. <br>Manques. En l état)<br><br>Cette représentation montre la Résurrection sous la forme de la Descente aux Limbes, représentation d origine apocryphe suivant l évangile de Nicodème (Vème s), didactisée et approfondie par les grands philosophes byzantins. L icône était située à l origine dans la rangée des fêtes de l iconostase au dessus des Portes Royales.<br><br>Le fond est doré, la palette de pigments lumineuse, les visages sont fins et expressifs, le trait est ferme et délié. Il s agit d une belle icône d atelier, classique et bien exécutée. Elle dépeint la Pâque selon l enseignement de l église orthodoxe.<br>Jésus a été crucifié le vendredi, il est mort le même jour, et, après la mise au tombeau, il est descendu aux Enfers. Il demeure dans les Limbes jusqu à l accomplissement de sa tâche : il abat les portes du royaume des ténèbres, sauve l âme de tous les Justes, puis les conduit au Paradis. Le Christ tend la main à Adam et Eve qui se tiennent dans un sarcophage. Abel, David, Salomon et Jean le Précurseur sont représentés autour du Christ, qui est debout, dans une mandorle, sur les portes cassées de l Enfer. <br><br>