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Les résultats de ventes aux enchères de Sculptures en bronzes triés par prix croissant.

<br>Alberto GIACOMETTI <br>(Borgonovo 10 octobre 1901 - Coire 11 janvier 1966)<br><br>

LAMPE TRÉPIED À L\ ÉTOILE <br>

Épreuve en bronze patiné. <br>
Haut : 41 cm <br><br>

Design d\ Alberto Giacometti <br>pour Jean Michel Frank, 1935-1937 <br> fondu par Diego Giacometti ultérieurement. <br><br>

Provenance :  <br> - 
Acquis directement de l\ artiste par le Professeur Jean-Paul Binet <br><br>

Bibliographie :  <br>
- “Diego Giacometti, catalogue de l\ œuvre” par Françoise Francisci, Editions Eolia, Paris 1986, un autre exemplaire, reproduit p 32. <br>

TP
<br>François GIRARDON d\ après Louis XIV équestre <br><br>Important groupe en bronze ciselé et patiné figurant le roi à cheval. <br>Il repose sur une gaine teintée noir à décor de couronnes de laurier <br>XIXème siècle <br>H. groupe : 111 - L : 86 - P : 36 cm <br>Hors tout : 148 cm <br>Voir les reproductions pages 101 et 103 <br><br>Dans le dernier quart du XVIIème siècle, suite au rétablissement de l\ ordre en France et aux campagnes victorieuses contre certaines puissances européennes, l\ image du Roi est renforcée. Une véritable politique de propagande artistique se met alors en place, avec notamment pour modèle la statue équestre de l\ empereur Marc Aurèle à Rome. En l\ espace de quelques années, la plupart des grandes villes du royaume doivent recevoir une représentation du roi triomphant à l\ antique. Toutefois, seules les villes de Paris, Nantes, Montpellier, Lyon et Dijon virent aboutir ces projets. <br><br>La sculpture présentée est une réduction de la statue équestre de Louis XIV réalisée par François Girardon (1628-1715) et fondue par Balthazar Keller. L\ original était de dimensions monumentales et pesait plus de trente tonnes. Elle fut placée sur la place Louis le Grand (actuelle Place Vendôme) le 13 août 1699, puis détruite au cours de la période révolutionnaire sur les ordres de Palloy. Mise à terre, elle fut brisée et envoyée à la fonte. De nos jours, il ne subsiste qu\ une partie du pied gauche du Roi Soleil (Musée du Louvre, département des sculptures). <br><br>Du vivant même de Girardon plusieurs réductions en bronze furent réalisées ; l\ une d\ entre-elles apparaît dès 1709 dans une gravure de René Charpentier représentant la collection de sculptures de l\ artiste intitulée Gravure de la galerie Girardon. Aujourd\ hui plusieurs versions du XVIIIème siècle sont connues ; mentionnons particulièrement celles conservées au Musée du Louvre, au château de Vaux-le- Vicomte, au Musée de l\ Hermitage de Saint-Pétersbourg, à la Wallace Collection de Londres, au Metropolitan Museum of Art de New York ; enfin citons un exemplaire, portant la marque du C couronné, acquis par George IV à Paris en 1817 et faisant partie des collections royales anglaises. Au XIXème siècle, la popularité du modèle perdura, plusieurs sculpteurs renommés tels que Beurdeley et Dasson en firent des réductions. <br><br>Une statuette datant de cette période fut vendue lors de la dispersion des collections du marquis de Cholmondeley (Christie\ s, Londres, Works of Art from Houghton, le 8 décembre 1994, lot 21).
<br>Diego GIACOMETTI <br>(Borgonovo 15 Novembre 1902 - Paris 15 juillet 1985)<br><br>

L\ Autruche <br>
Sculpture en bronze à patine brun-vert, et oeuf d\ autruche <br>
H : 50,5 cm, terrasse : 14,5 x 14,8 cm <br>
Signé DIEGO sur la terrasse <br><br>

Bibliographie : <br> Modèle reproduit dansl\ ouvrage définitif \"Diego GIACOMETTI\" de Daniel MARCHESSEAU, Hermann Editions, Paris, 2005, page 124 <br><br>

Un certificat de Monsieur James Lord <br>sera remis à l\ acquéreur
<br>Diego GIACOMETTI <br>(Borgonovo 15 Novembre 1902 - Paris 15 juillet 1985)<br><br>

L\ Autruche <br>
Sculpture en bronze à patine bleu-vert, et oeuf d\ autruche <br>
H : 50,5 cm, terrasse : 13,5 x 14 cm <br>
Signé DIEGO sur la terrasse <br><br>

Bibliographie : <br> Modèle reproduit dansl\ ouvrage définitif \"Diego GIACOMETTI\" de Daniel MARCHESSEAU, Hermann Editions, Paris, 2005, page 124
<br><br>
Un certificat de Monsieur James Lord <br>sera remis à l\ acquéreur <br>
<br>CHINE - (Chine, XVIIe siècle) <br><br>Ecrin avec couvercle <br>reprenant la forme d'un disque Bi, <br>en bronze et émaux cloisonnés polychromes <br>sur fond bleu,<br> chaque partie de la boite ornée de six dragons <br>affrontés par deux de part <br>et d'autre de caractères auspicieux. <br>Chine, XVIIe siècle. <br>Dim.: 17 cm <br>Petits accidents et restaurations.<br>
<br>Antoine-Louis BARYE <br>
(Paris 24 septembre 1795 - Paris 25 juin 1875) <br><br>

Lion et Tigre qui marchent <br>Paire de bronzes à patine brun vert (2)<br>24 x 39 cm; 9by 15 in.<br><br>BIBLIOGRAPHIE : <br> M. Poletti, A. Richarme, Barye. Catalogue raisonné des sculptures, Paris, 2000, p. 187, n° A61 et p. 198, n° A70.A pair of French 19th century bronze figures of a Walking Lion and a Walking Tiger, by Antoine- Louis Barye<br><br>
<br>Sophia VARI <br>(Née en 1940 à Vari en Grèce)<br><br>

Femme au chapeau, 1997 <br>

Bronze à patine noire, peinture blanche <br>
Signée et numérotée 1/3 à la base <br>
62 x 34 x 34 cm (241/2 x 131/4 x 131/4 in.)<br><br>

Collection de la Fondation Veranneman <br><br>

Estimation sur demande <br><br>

Artiste nomade, Sophia Vari a voulu étudier et comprendre la complexité de l\ art de la sculpture, auprès d\ hommes et de pays dont la richesse se reflète par l\ extrémité des différences. Déracinée par les départs, sans doute avait-elle ce besoin afin d\ ancrer son art dans une technique. Secrets de fabrication (modeler, fondre, assembler, patiner) qu\ elle apprendra, attentive, auprès d\ artistes qui excellent: les artisans. <br><br>
Ses voyages entre les tours de Manhattan, les sculptures de Phidias et les totems aussi énigmatiques qu\ euphorisants d\ Amérique Latine, l\ amèneront à se dénouer du figuratif. Elle s\ en libère alors avec rigueur. En effet, conservant toujours une intuition innée de l\ équilibre, Sophia Vari mélange les proportions (elle osera jusqu\ au monumental) avec une science de l\ harmonie. <br><br>
Artiste classique dans son langage plastique, elle élève la matière afin de la rendre légère: elle simplifie par l\ essentiel. Affirmant son projet de vouloir « harmoniser dans l\ espace les formes, les couleurs, voire leur géométrie même », elle a cet art de la statuaire qui offre une tension souple à ses bronzes en mouvement. Toutes ses études et recherches ont su parfaire son emploi sans égal des bichromies lumineuses : blanc-noir, beige-noir…Et l\ abstrait chez elle n\ est pas déstructuré, elle qui construit ses sculptures avec la lenteur et la précision nécessaire à l\ élaboration d\ un idéogramme. <br><br>
L\ artiste athénienne crée avec sobriété et élégance confirmant ainsi l\ origine de son nom grec: la Sagesse…
<br>Anna Fanny QUINQUAUD <br>(Paris 1890 - Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne) 1984) <br><br>Timbo<br>Épreuve en bronze à patine brune<br>Signée AQuinquaud, datée 1960 <br>et titrée Timbo sur la terrasse, <br>cachet de fondeur Valsuani cire perdue<br>Hauteur : 47 cm <br><br>

Note (BNF) :	<br>
Sculptrice ethnographe. <br>- Prix de Rome. <br>- Fille de Charles-Eugène Quinquaud (1841-1894). <br>- Membre de l Académie des sciences d outre-mer. <br>- Prénoms complets : Anna, Fanny <br><br>
<br><b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>

SINGING UNDER THE SHOWER, 2003 <br>

Bronze à patine verte et inox, <br>sculpture signée et numérotée 6/8, <br>d\ une édition à 8 + IV. Fonderia Bonvicini, Italie <br>
210 x 95 x 80 cm <br><br>

Provenance : <br> -
Collection particulière, Italie <br><br>

Cette œuvre est répertoriée sous le n° 9747 <br>dans les archives de Madame Denyse Durand-Ruel <br><br>

Cette œuvre est répertoriée <br>sous le n° APA#.03.03.008 <br>dans les archives Arman à New York <br>
<br>Diego GIACOMETTI <br>(Borgonovo 15 Novembre 1902 - Paris 15 juillet 1985)<br><br>

CHAT MAITRE D\ HOTEL (DEUXIEME VERSION), 1961-1967 <br>

Bronze à patine brune <br>
Signé Diego sur la terrasse <br>
30,5 x 18,5 x 8 cm <br><br>

Bibliographie : <br>
- Modèle similaire reproduit dans l\ ouvrage définitif de Daniel Marchesseau, Diego Giacometti, Editions Hermann, Paris, 2005, page 121
 <br>Daniel HOURDÉ <br>(Né en 1947 à Boulogne Billancourt)<br><br>

Colin Maillard <br>Bronze à patine brune nuancée et une partie chromée,<br> signée sur le pied et numérotée 1/8. <br>Fondeur Landowski <br>Haut : 265 cm, Larg : 150 cm, Prof : 120 cm <br><br>Expositions : <br> -Bruxelles, 2008 <br>
<br> Rembrandt BUGATTI <br>(Milan 16 octobre 1884 - Paris 8 janvier 1916)<br><br>

Jaguar accroupi <br>
Epreuve en bronze à patine sombre, <br>signée et numérotée 31, <br>cire perdue de A.A. Hébrard <br>
Contresocle en marbre brun <br>
Ht 10,5 cm - L 19,5 cm <br><br>

Bibliographie : <br> The bronzes of Rembrandt Bugatti (1885-1916), an illustrated catalogue and biography par Mary Harvey, Palaquin Editeur, 1979, un exemplaire similaire est décrit et reproduit p. 40 sous les n°37a et 37b. - Rembrandt Bugatti catalogue raisonné par Jacques Chalom des Cordes et Véronique Fromanger, Les éditions de l\ Amateur, Paris, 1987, décrit et, le grand modèle en plâtre, reproduit p. 202 - Rembrandt Bugatti Life in sculpture par Edward Horswell, Sladmore Gallery Editions, 2004, un exemplaire similaire est décrit et reproduit p. 148 et 149
<br>Alfred Auguste JANNIOT <br>(Paris 1889 - 1969) <br><br>L'enlèvement d'Europe, circa 1945-1950. <br>Bronze à patine brun-vert. <br>Signature ciselée sur la terrasse, sans justificatif de tirage. <br>Cachet Fonderie des Artistes, Paris. <br>Usures à la patine. <br>Haut.: 42 cm. <br><br>Un certificat d'authenticité <br>de M. Giraud à la charge de l'acquéreur <br>pourra lui être remis.<br>
<br>CHINE - Epoque MING (1368 - 1644) <br><br>Brûle parfum en bronze et émaux cloisonnés <br>à fond bleu décoré en polychromie de masque stylisés.<br> Il est orné de deux anses. <br>Fin de l'époque <br>(petits manques) <br>Larg.: 42 cm
<br><b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>The Day After : Grandfather's Incineration, 1984 <br /> Bronze à patine noire <br /> Signé Arman, fonte Bocquel n° 6/8 <br /> H 225 x L 45 x P 25 cm  </p>
<br><b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>
SPHINX, 1989 <br>

Bronze à patine verte et dorée <br>
Signé et numéroté EA 2/2 <br>
Hauteur : 130 cm <br><br>

Cette oeuvre est répertoriée dans les archives <br>de Madame Denyse Durand-Ruel sous le numéro 9659  <br>
<br>BRUNO ROMEDA <br>(Né en 1933 à Brescia, Italie)<br><br>CERCLE<br>Bronze à patine brune<br>Hauteur : 230 cm<br>Diamètre : 180 cm<br><br>Provenance :<br>- Galerie Evelyne Canus<br>
 <br>Rare paire de sphères armillaires, <br>en bronze finement ciselé, doré ou patiné.<br> Les sphères mobiles, sont supportées par des Atlas. <br>Elles reposent sur des bases quadrangulaires, <br>à décor pour l'une d'un bélier accompagné d'un amour, <br>ou d'un lion sur l'autre, <br>dans des encadrements étoilés. <br>Ils symbolisent les signes zodiacaux.<br> Latéralement, des masques de prêtresse. <br>Bases pleines à palmettes. <br>Vers 1820 <br>H: 64 - D: 19 cm <br><br>Héritée de la mythologie antique la figure d'Atlas, <br>Titan condamné par Zeux à soutenir le monde jusqu'à ce que quelqu'un accepte de le remplacer, suscita une grande fascination de la part des artistes européens et servit notamment de support à quelques globes, pendules et sphères. <br><br>Certains sculpteurs antiques représentèrent ce courageux Titan, notamment celui qui sculpta la figure dite «Atlas Farnèse», censée provenir de la bibliothèque du Forum de Trajan, qui appartient aux collections du musée national archéologique de Naples (illustrée dans S. De Caro, The National Archaeological Museum of Naples, 2001, p.330). <br><br>Plus tard, particulièrement aux XVIème et XVIIème siècles en Italie et dans les pays germaniques, grâce au développement des cabinets de curiosités et aux avancées exceptionnelles faites dans de nombreux domaines scientifiques, la figure d'Atlas réapparaît régulièrement dans certaines créations liées aux sciences. <br><br>Ainsi, deux atlas, supportant deux globes en argent et vermeil réalisés par Abraham II Drentwett à la fin du XVIIème siècle, se trouvaient anciennement dans la collection d'Eugen Gutmann (vente Christie's, Paris, le 13 avril 2010, lot 98); tandis que d'autres objets réalisés dans le même esprit sont illustrés dans le catalogue de l'exposition «Sphères, l'Art des mécaniques célestes» qui se tint à la galerie Kugel en 2002. La paire de sphères armillaires que nous proposons, soutenue par des Atlas en bronze patiné, fut réalisée dans les premières années du XIXème siècle. <br><br>La composition des figures s'inspire directement de sculptures antiques en terre cuite qui servent d'encadrement aux logettes du tepidarium des thermes du Forum de Pompéi. <br><br>Le modèle, probablement diffusé par la gravure à partir du milieu du XVIIIème siècle, rencontra un vif succès auprès des amateurs dans la seconde moitié du siècle. <br><br>De cette période nous connaissons notamment une pièce exceptionnelle, composée de trois Atlas adossés identiques soutenant un planisphère et encadrant un mouvement de pendule, mentionnée dans un document ancien dans le dernier quart du XVIIIème siècle (probablement l'exemplaire illustré dans le magazine Connaissance des Arts, n°3, avril 1952, p.47); ainsi qu'un modèle de lampes en tôle réalisé sous l'Empire (voir Le XIXème siècle français, Collection Connaissance des Arts, Hachette, 1957, p.148, fig.2). <br><br>De nos jours quelques autres rares modèles de globes ou de sphères armillaires supportés par ces mêmes figures d'Atlas sont répertoriés, citons notamment: un globe terrestre et une sphère armillaire, censés provenir du château de Rochecotte et donc de la collection d'Emilio Terry, qui sont passés en vente à Paris, Mes Couturier-Nicolay, le 17 juin 1994, lot 123; une sphère céleste réalisée vers 1800 se trouvait anciennement dans la collection de François Catroux (vente Sotheby's, Monaco, le 3 juillet 1993, lot 40); un globe terrestre et une sphère armillaire réalisés au XXème siècle dans le goût de l'antique ont été vendus chez Christie's, à Paris, le 16 décembre 2009, lot 318 (169.000 euros); enfin, mentionnons particulièrement deux globes, l'un terrestre et l'autre céleste, livrés en 1777 et 1778 par Pierre Lartigue et Louis Lennel pour la bibliothèque de Louis XVI au château de Versailles et toujours conservés dans ce même château (voir une représentation in situ du globe terrestre dans D. Meyer, Le mobilier du château de Versailles XVIIème et XVIIIème siècles, Tome 1, Dijon, 2002, p.133)
<br>Georges-Lucien GUYOT (Paris 1885 - 1973)<br><br> 

Panthère noire <br>Epreuve en bronze patiné, <br>signée, cire perdue Susse frères éditeurs <br>et porte le cachet rond Susse frères éditeurs <br>Haut. 34 cm <br><br>Bibliographie: <br>Les bronzes du XIXème siècle - Dictionnaire des sculpteurs par Pierre Kjellberg, les éditions de l'amateur, Paris, 1987, un exemplaire similaire est reproduit page 374.
<br>ANTONIUCCI VOLTI <br>(Albano 1er Janvier 1915 - Paris 14 décembre 1989)<br><br>

FEMME DEBOUT <br>

Bronze à patine bleue <br>
Signé et numéroté EA 4/4 <br>
Cachet du fondeur <br>
Hauteur : 71 cm
<br><b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>

Artemis et Acteon, 1990 <br>

Bronze à patine verte et brune  <br>
Numéroté 7/8 à la base  <br>
114 x 43 x 43 cm (443/4 x 17 x 14 in.)<br><br>



« C\ est par le phénomène quantitatif qu\ Arman, avec une impitoyable sûreté, transcende le lieu commun de l\ objet-l\ ordure, le déchet, le produit usagé, brûlé, réduit en miettes ou débité en tranches, l\ article flambant neuf parfois aussi-et à travers cet objet le lieu commun lui même, le terrain vague, le marché aux puces, l\ atelier du luthier, le magasin de quincaillerie, l\ usine d\ automobiles, l\ incendie, l\ accident. Arman peut « faire » ma corbeille à papier ou le plein d\ une galerie ; jeter dans une cuve de verre un lot de masques à gaz ou de réveille-matin ; empiler en les soudant des portières de Renault, des fers à repasser, des pinces ou des faucilles ; saccager un appartement de trois pièces ou toute une gamme d\ instruments d\ un quatuor à cordes ; tailler en tranches une sculpture en bronze ou une batterie de cuisine ; saisir dans le polyester transparent un violon brûlé, un demi-quintal de boulons ou encore le jet bariolé de cent tubes de couleurs ; couler dans le béton des machines à coudre par douzaines ou des téléphones à la paire-il ne cherche qu\ à atteindre un aspect du réel dans sa plénitude expressive en le saisissant dans l\ instant et en le projetant hors de sa propre durée (…).
Pour les artistes qui comme Arman ont basé leur langage sur le sens de la nature moderne, industrielle et urbaine, l\ heure de vérité a sonné. La fidélité aux emprunts du folklore mécaniste de la première révolution industrielle est la loi d\ Airain de la méthode armanienne. Ses stratégies l\ ont porté progressivement du stade de l\ appropriation à celui de la manipulation du réel (…).
Le grand succès public qui entoure les dernières œuvres est la marque de la justesse de l\ approche. Dieux et déesses en tranches, pinceaux englués dans la peinture au M2, voilà des images qui frappent et des métaphores qui rassurent tous ceux qui entendent vivre en paix les derniers jours de leur modernité. Du côté d\ Arman, il y a là comme la conclusion logique d\ un destin. La logique de la méthode trouve son prolongement dans la redondance de la manière : sculpté sur sculpté, peint sur peint. Ce brio me fascine et me rassure, jusqu\ à un certain point. Il implique, entre l\ artiste et son public, la complicité d\ un état de grâce (…). Après le bonheur, l\ heure de vérité : l\ état de grâce continue. Jusque dans ses ultimes prolongements, la logique d\ Arman apparaît sans faille : après lui le déluge. »
(Pierre Restany, La seconde parade des objets, Catalogue de l\ exposition Arman..., 10 juin - 27 août 1989, Suède, p.20-28).
<br>Antoni CLAVÉ <br>
(Barcelone 1913 - Saint Tropez 2005) <br><br>

Le guerrier attaché, 1964  <br>

Sculpture en bronze à patine brune  <br>
Signée et numérotée 3/6 sur la terrasse <br> 
Cachet du fondeur  <br>
102 x 37 x 42 cm <br>(40 x 141/2 x 161/2 in.) <br>
<br>François-Xavier LALANNE <br>(Agen 28 août 1927 - Ury 7 décembre 2008)<br><br>

Mouton <br>
Sculpture en bronze à patine brune et ciment beige <br>
88 x 95 x 40 cm <br>
Estampillé FXL Lalanne <br>et numéroté 134 / 250 sous le museau en bronze <br><br>
Provenance : <br> - Ancienne collection Bocobza, Paris <br><br>

Se décrivant lui-même comme sculpteur animalier, Lalanne travaille beaucoup avec le bronze et la pierre sur le thème des animaux. Depuis le milieu des années 50, la réalisation de ses oeuvres se fait en étroite collaboration avec Claude. Les Lalanne forment ainsi un duo d\ artistes reconnus pour l\ humour de leur art mais aussi la qualité de leur travail. <br><br>

(Ce lot est vendu en importation temporaire)
<br><b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>ORBE ET DESORBE, 1963<br>Coupes de statuettes en bronze dans du polyester<br>69 x 29,5 x 6 cm<br><br>Cette œuvre est répertoriée dans les archives <br>de Madame Denyse Durand-Ruel sous le numéro 404<br><br>Un certificat de l artiste sera remis à l acquéreur<br><br>Provenance :<br>- Collection particulière, Bruxelles<br>- Galerie Lawrence, Paris<br>- Collection particulière, Paris<br><br>Exposition :<br>- Arman, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 1966<br><br>Bibliographie :<br>- Arman, Catalogue de l exposition du Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 1966.<br><br>Œuvre reproduite sous le numéro 57 du catalogue<br>- Arman, Catalogue Raisonné III, Denyse Durand-Ruel, Editions de la Différence, Paris, 1994.<br><br>Œuvre reproduite sous le numéro 66 en page 42 de l ouvrage<br><br>Petite fille à la conquête du monde, Niki de Saint Phalle nous invite à l émerveillement, dans son univers onirique qui traduit bien la place dévolue au rêve et à l art : au centre de la vie.<br>Transcendant l aspect privé de son œuvre pour en faire un témoignage de son temps, l enchantement qui s en dégage abrite tout un bestiaire terrifiant ou merveilleux, revisitant mythes et légendes. Unissant l ombre et la lumière, entremêlant le féminin et le masculin, l artiste parle du singulier au collectif. Son monde imaginaire universel touche d autant plus que son art est destiné aux espaces publiques.<br>Artiste inclassable et prolifique, Niki de Saint Phalle débute par la peinture à l huile dont les sujets appartiennent déjà à un répertoire d images inconscientes. Leurs couleurs, leurs styles portent une véhémence et une maladresse qui s apparentent à l art brut. Surprenants et narratifs, ses personnages surgissent sur des champs saturés de couleurs, faisant jouer le contour de la ligne sur le fond.<br>Son œuvre devient à ce moment là une fresque étrange où se mêlent délices et horreur, messages paradoxaux et simplicité des formes. Réconciliant la féminité et la vie, l image de la femme sera réellement fécondée par l emblème même de son œuvre: les Nanas.<br>A l automne 1961, Larry Rivers et son épouse s installent dans l un des ateliers de l impasse Ronsin devenant les voisins de Niki de Saint Phalle. Trois années plus tard, alors qu ils dînaient ensemble, l artiste surprend un dessin que Larry avait réalisé de sa femme, enceinte. Charmée par cette représentation enfantine, Niki de Saint Phalle, en rentrant chez elle réalise un collage d après cette scène…et lui donnera le nom de la jolie maman: Clarice.<br>Ce collage sera l ébauche emblématique de la toute première nana, qui accouchera des mains de l artiste moins d un an plus tard. Ses petites poupées de chiffon deviendront ensuite de somptueuses venus rubéniennes.<br>En métamorphosant ces femmes pulpeuses et multicolores en siège, l artiste ancre leur présence dans notre quotidien par leur fonctionnalité…mais sous-tend également un rapport complexe entre le monde adulte et celui de l enfance. «Les fauteuils Clarice et Charly confondent le siège et celui qui s y assoit, mêlant les deux identités. J aime aussi l idée que Clarice et Charly rappellent des souvenirs de confort ou de gêne comme lorsque, enfants, nous étions assis sur les genoux d un adulte» confie-t-elle.<br>Oeuvre incontournable dans le répertoire de l artiste, ce fauteuil fut réalisé en série limitée en 1982.<br><br>La confection de l artiste trouve un aboutissement sensuel auprès de celui qui réalisera ses sculptures monumentales et ses éditions dès 1972 avec un soin tout particulier: Robert Haligon.<br>Par son travail et sa féérie, cet artiste insaisissable ensorcelle notre regard en accouchant de la naissance…d un nouveau monde.<br><br>Elle le trouve dans son «atelier» expérimental, dont la seule dimension serait la démesure: son jardin des tarots en Toscane, qui lui permet l emploi du monumental. Espace symbolique et méditatif, ce point de rencontre entre l homme et la nature lui fut inspiré par le jardin de Guell de Gaudi, qu elle visita en 1955 à Barcelone. Rencontre avec Gaudi dont elle dira plus tard: «Ce jour là, j ai rencontré mon maître et ma destinée».<br>Dans une passivité attendrissante, Clarice de ses couleurs chatoyantes nous enrobe et attend que l on se laisse aller, sur ses genoux, à quelques confidences… une assise n est-elle pas là pour assurer nos arrières?
<br>Wim DELVOYE <br>
(Né en 1965 à Wervik en Belgique) <br><br>

Trophy (Scale model 1:5), 2011<br>
Bronze patiné.<br>
Signé et numéroté 1/3 en dessous.<br>
Gepatineerd brons.<br>
Gesigneerd en genummerd 1/3 onderaan.<br>
21 x 54 x 15,5 cm<br><br>
Un certificat de l artiste sera remis à l acquéreur.<br><br>
Provenance/Herkomst: <br> - Collection privée, Paris.<br><br>