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Les résultats de ventes aux enchères de Sculptures en bronzes triés par prix croissant.

<p><b>CÉSAR </b>  (César BALDACCINI, dit) <br>(Marseille 1921 - Paris 1998)<br><br> Le sein, 1966 <br /> Sculpture en bronze <br /> Signée César <br /> Fonte Bocquel n° 1/8 <br /> H 90 x L 236 x P 200 cm  </p>
<br><b>CÉSAR </b>  (César BALDACCINI, dit) <br>(Marseille 1921 - Paris 1998)<br><br>

ANNA, 1987 <br>

Bronze soudé <br>
Signé et numéroté EA 1/2 <br>
Fondeur Bocquel <br>
98 x 40 x 70 cm (381/2 x 153/4 x 271/2 in.)<br><br>

Cette oeuvre est repertoriée dans les archives de Madame Denyse Durand-Ruel sous le numéro 3300 <br><br>

Provenance : <br>
- Galerie Sylvana Lorenz, Paris <br>
- Collection particulière, Le Mans <br><br>

« De même que les oiseaux ne volent que parce que leurs ailes peuvent pivoter dans le vide, de même une œuvre a besoin que la matière en elle se résorbe. César n\ a pas tenté de soustraire sa sculpture à la vérité de la ferraille. Il a procédé comme un homéopathe. En gavant ses oiseaux de boulons et de tiges de métal, il les a dotés du pouvoir de déployer d\ immenses ailes dans l\ espace » (Catherine Francblin). Les fers soudés de César marquent l\ enfance de son œuvre et incarnent à partir des années soixante-dix des sujets qui seront moulés et fondus dans le bronze.
Cette redécouverte de la sculpture lui permettra d\ aborder une expérimentation technique approfondie, dans un domaine où les règles étaient immuables depuis l\ antiquité. En effet, la restructuration des formes, obtenues par des rajouts raccordés de déchets de fonderie, permet de libérer la morphologie du sujet, tout en soulignant le travail des éléments soudés. Son œuvre ancre César dans une dualité inhérente au XXème siècle : l\ accord parfait qui doit exister entre la forme et la matière. Dans une lutte instinctive contre celle-ci, qu\ il hérita de Giacometti, va émerger au croisement du figuré et de la figuration tout un bestiaire : la poule Anna crée en 1987 est une de ses références organiques.
Appartenant à sa faune étrange, cet animal écorché se dresse face à nous dans une frontalité inhérente à toutes les créations de César. Echassier hybride né de boulons, de tubes…de déchets arrachés aux rebuts métallurgiques, cette œuvre-carcasse devient un archétype. En effet, si les fragments qui la composent semblent se juxtaposer et s\ assembler aux limites de l\ instable, ceux-ci révèlent un corps forçant pourtant l\ équilibre par une précision presque anatomique. A l\ allure digne, la poule s\ impose dans l\ espace, brute, perpétuant l\ art de la statuaire. Métamorphosant ces objets et matériaux en un corps véritable, César inscrit cette oeuvre dans une recherche d\ auto-expressivité de la matière.<br><br>
Découvrant chez Picasso cette incroyable capacité à agencer des objets hétéroclites déclassés, César procède ainsi d\ une démarche également propre au Nouveau Réalisme (Tinguely…). Créant pour ces œuvres une peau au feu de son chalumeau, il s\ approprie d\ un point de vue formel ces structures hétérogènes de matériaux industriels. L\ identité singulière de cette poule, par les modulations rythmiques de la matière, concentre donc à elle seule la question du fond et de la forme.
Si auparavant le traitement nouveau d\ un matériau était subordonné à un sujet, l\ œuvre de César se définit par une recherche fondamentale des matériaux et de leur disposition. Primauté donc de la praxis ou la mise en exergue de la structuration de l\ œuvre au détriment de son objet. César en orchestrant une poésie véritablement organique du métal, fait de l\ élaboration de cette poule l\ exaltation même d\ un langage nouveau en sculpture. De la soudure à l\ arc jusqu\ au coulage du bronze, l\ artiste nous délivre tout son savoir-fer. <br><br>
<br>Camille CLAUDEL <br>(Fère en Tardenois 8 décembre 1864 - Montdevergues 19 octobre 1943)<br><br>

AURORE, 1908 <br>
Sculpture en bronze  <br>
H : 33 cm, P : 23.5 cm, L : 30 cm <br>
Signé au dos C. Claudel <br>
Cachet de fondeur au dos \" Blot \" et numéroté \" 6 \" <br><br>

Bibliographie : <br> Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia , Catalogue raisonné de l\ oeuvre, \"Camille Claudel \", Editions Adam Biro 2001, Paris, n°63.3 reproduit p 182. (Numéro correspondant à la réédition de l\ ouvrage de 2001) <br><br>

Historique : <br> Cette l\ oeuvre a été retrouvée par Madame Danielle Ghanassia et exposée à la Galerie Odermatt et Cazeau, \" Rétrospective Camille Claudel \" , du 2 Décembre1988 au 30 Janvier 1989 à Paris, reproduit en couverture du catalogue. <br><br>

Provenance : <br> - Collection privée <br><br>

Notre de sculpture devait initialement être édité à 25 exemplaires comme l\ indique les documents de session des droits de Blot à Barbedienne. Cependant elle ne fut éditée qu\ à 6 épreuves. Dans la même collection depuis 2009. <br><br>

Nous remercions Madame Danielle Ghanassia pour son aide, ses recherches et sa disponibilité. <br><br>
Un certificat d\ authenticité sera remis à l\ acquéreur.<br><br>
<br><b>CÉSAR </b>  (César BALDACCINI, dit) <br>(Marseille 1921 - Paris 1998)<br><br> LA PACHOLETTE, 1966-1990 <br>Bronze soudé à patine brune <br>Signé en bas au centre sur la terrasse <br>Numéroté 8/8 <br>Fondeur Romain Barelier <br>190 x 200 x 200 cm - 743/4 x 783/4 x 783/4 in. <br><br>Cette oeuvre est enregistrée, <br> dans les Archives de Madame Denyse Durand-Ruel <br>sous le n°392, et sera intégrée <br>au catalogue raisonné <br>de l'oeuvre de César <br>actuellement en préparation <br>avec l'accord de Madame Stéphanie Busuttil <br><br>Provenance: <br> - Atelier de l'artiste <br>- Collection particulière <br><br>Bibliographie: <br> - Pierre Restany, César, Editions de la Différence 1988, un exemplaire similaire reproduit en page 211 - Jean-Charles Hachet, César ou les métamorphoses d'un grand Art, Editions Varia, 1989, un exemplaire similaire reproduit sous le numéro 96 en page 50 - César, Editions Galerie Enrico Navarra, Paris, 1996. Oeuvre reproduite en pages 88 et 89 Expositions: - Museu Brasileiro da Escultura Narilisa Nathsam, Sao Paulo. Exposition du 6 avril au 30 mai 1999 (exemplaire similaire reproduit en page 77 du catalogue) - César, oeuvres de 1947 à 1993, Centre de la Vieille Charité, Marseille. Exposition du 11 juillet au 12 septembre 1993 (exemplaire similaire reproduit en page 110 du catalogue)<br><br>
<br>Edgar <b> DEGAS</b>  (Hilaire-Germain Edgar de GAS, dit)<br>(Paris 19 juillet 1834 - Paris 27 septembre 1917)<br><br>

Danseuse, <br>arabesque ouverte sur la jambe droite, <br>bras gauche dans la ligne <br>
Sculpture en bronze à patine noire <br>Réalisée à cire perdue à la fonderie A. A. Hebrard <br>
Signé Degas sur la terrasse derrière le pied droit <br>et cachet du Fondeur \"Cire perdue A. A. Hébrard\" sur la terrasse à sa gauche et numéroté 3/HER<br>
Hauteur : 28,8 cm ; Terrasse : 12,2 x 9 cm <br><br>

Bibliographie: <br>
Anne Pingeot \"Degas sculpture\", Photographies de Franck Horvat, Editions Imprimerie Nationale, Paris 1991, modèles similaires reproduits pages 65 à 67, et page 154 numéro 4 <br><br>

Historique: <br>
La sculpture originale qui a été utilisée pour la fonte de notre sculpture était une cire de couleur brun-jaune, avec armature extérieure. En 1918, Gsell publia cette oeuvre photographiée par Gauthier sous le titre \"Danseuse qui plane\"<br><br>
<p>Camille CLAUDEL <br /> 
(Fère en Tardenois 8 décembre 1864 - Montdevergues 19 octobre 1943) <br /> <br /> L'implorante, 1905 <br /> Sculpture en bronze à patine noire sur une terrasse en granit gris foncé <br /> Signée C. Claudel sur la terrasse <br /> Cachet Eugène Blot, fonte du vivant de l'artiste <br /> H 28,2 x L 36,5 x P 18,5 cm <br /> <br>Bibliographie :<br> B. Gaudichon et A. Rivière (éd.), Camille Claudel. Catalogue raisonné, Paris, A. Biro, 2001, p. 141-144, n. 44.9. <br /> <br>Un certificat d'authenticité de Madame Reine-Marie Paris sera remis à l'acquéreur.  </p>
<br>Auguste RODIN <br>
(Paris 12 novembre 1840 - Meudon 17 novembre 1917)                     <p>Eternel Printemps, second état, 2ème réduction <br>Bronze à patine brune <br> 51,9 x 68 x 32,5 cm <br>Signé «Rodin» sur le côté droit à l'arrière du tertre, <br>avec la marque de fondeur «F. Barbedienne. <br>Fondeur» sur le côté gauche <br>et avec le chiffre «8» gravé à l'intérieur près du montage du pied. <br>Conçu en 1884, cette taille réduite en 1900, cette fonte entre 1900 et 1918. <br><br>Provenance: <br> - Succession Gruesnais <br> - Puis par transmission <br><br>Nous remercions Monsieur Jérome Le Blay de nous avoir confirmé l'authenticité de cette oeuvre. <br><br>Cette oeuvre sera incluse dans le "Catalogue Critique de l'Oeuvre Sculpté d'Auguste Rodin" actuellement en pré- paration à la galerie Brame & Lorenceau par le comité Rodin sous la direction de M. Jérôme Le Blay sous le numéro d'inventaire 2014-4411B <br><br>Auguste Rodin a convenu le 6 juillet 1898 avec la fonderie Leblanc-Barbedienne d'un contrat d'édition de 10 ans renouvelable pour le Baiser et l'Eternel Printemps, en plusieurs tailles pour chacun de ces deux sujets et en une quantité non limitée. Un plâtre obtenu par moulage d'un marbre fut initialement confié à la fonderie Leblanc-Barbedienne qui en fit réaliser des réductions par le principe de la machine de réduction mécanique d'Achille Collas dont Barbedienne détenait le brevet. À l'édition initiale de l'Eternel Printemps dans les tailles de 64 cm, 40 cm et de 25 cm, Leblanc-Barbedienne ajoute en 1900, la réduction d'une hauteur de 52 cm (la deuxième en termes de taille) qui sera produite jusqu'en 1918 entre 32 et 33 exemplaires selon les recensements</p>
<br>Joan MIRÓ <br>(Barcelone 20 avril 1893 - Palma de Majorque 25 décembre 1983) <br><br>Le Roi Guerrier, 1981<br>Épreuve en bronze patiné <br>Signée Fondeur Parellada, n°4/6 <br>Hauteur : 120 cm (47 1/4 in.) sans le socle, 135 cm ( 53 1/4 in.) avec le socle<br><br>Provenance :<br>Galerie Lelong, Paris<br><br>Expositions :<br>- «Miró», Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, 1987. Reproduit au catalogue page 113 n°98 (une autre épreuve)<br>- «Miró», Schirn, Kunsthalle, 1988. Catalogue n°98 (une autre épreuve)<br>- «Miró», Centre culturel espagnol, Paris, 1988. Catalogue page 133, n°44 (une autre épreuve)<br>- «Miró», Llonja, palma, 1990. Catalogue page 170 n°32 (une autre épreuve)<br>- «Miró», Wilhem-Hack-Museum, Ludwigshaffen, 2000. Catalogue page 219 n°71, reproduit page 119 (une autre épreuve)<br>- «Miró», Gemeentermuseum, La Hague, 2001. Catalogue page 219, n°84 et n°45 (une autre épreuve)<br>- «Miró», Szépmuvészeti Museum, Budapest, 2004. Catalogue n°18 page 88, reproduit page 89 (une autre épreuve).<br><br>Bibliographie :<br>Emilio Fernandez Miró et Pilar Ortega Chapel, Joan Miró. Sculptures. Catalogue raisonné 1928-1982, Daniel Lelong et Successió Miró éditeurs, Paris, 2006 : décrit et reproduit page 343 n° 368.<br><br>Joan MIRÓ :Aux sources de la création Peintre et sculpteur catalan, né à Barcelone en 1893, Miró est, par son exceptionnelle vertu poétique et par son humour gai et universel, l un des artistes les plus considérables du XXe siècle avec Picasso et Kandinsky.<br>À partir de 1928, il s essaie à la sculpture, de façon détendue, comme un jeu, dans le cadre du surréalisme.<br>À partir de 1929, il conçoit des sculptures en trois dimensions, « ses constructions », qui s apparentent à des supports pour ses tableaux ; Miró les appelle « objets » ou « sculptures objets ».<br>Après la seconde guerre mondiale, l artiste travaille la terre qu il fond plus tard en bronze.<br>L inclinaison de Miró pour le bronze dans sa sculpture n est pas due à la solidité du matériau mais découle de la nature du médium qu il employait.<br>Beaucoup de sculptures des dernières années sont faites d objets hétéroclites de diverses matières qu il moule et qu il fond en bronze.<br>Ses dernières créations, nées de la mystérieuse animation du touché de l artiste, donnent un lien évident avec l ordinaire.<br>En 1981, l année de la dernière visite à la fonderie Parellada, Miró produit 90 bronzes.<br>Ces sculptures, composées à partir de peu d objets assemblés trouvés par l artiste dans son environnement, sont autant de personnages gothiques ou ubuesques. Dans notre sculpture, Le Roi Guerrier tient dans sa main invisible une louche, symbole dérisoire du pouvoir et ses épaules portent un cerceau, auréole surréaliste autour d une tête absente.<br>Une simple planche, grossière et vermoulue, constitue le corps.<br>Miró crée comme un enfant à l aube du monde. Unique, inclassable et innocent, il a retrouvé la fraîcheur des sources mêmes de l expression par l image, celle qui pousse l enfant à créer ou plutôt à recréer, et qui n a rien à voir avec l élaboration d objets esthétiques ou intellectuels.<br>Comme l enfant, Miró donne vie à ses créations en les nommant. Dans notre sculpture, le titre, complément essentiel dans l imaginaire de Miró, donne son sens au Roi Guerrier, et participe à la compréhension même de l œuvre<br><br>
<br>Rare paire de statuettes en bronze <br>finement ciselé et patinés représentant des Amours assis sur des tertres. <br>L\ un d\ eux soufflant dans un coquillage l\ autre présentant une conque.<br> Base de bronze finement ciselé et doré à décor d\ agrafes sur des fonds amatis. <br>Les petits pieds en volutes à feuilles d\ acanthe <br>Vers 1740 - 1760 <br>H : 31 - L : 17,5 - P : 17 cm <br>Voir les reproductions pages 121 à 124 et le détail page 4 <br>Ces groupes portent extérieurement sur la base les n° 9. <br>Sous le socle, les marques MAY n° 5, vernis blanc 1905 à l\ encre et 9666 et 907.6. <br><br>Provenance : <br>- Probablement Catherine II, impératrice de Russie <br>- Collections impériales russes au Palais de Catherine II à Tsarsköe Seloe. <br>- Collection du Grand Palais de Peterhoff, Saint-Pétersbourg. <br><br>Ce type de représentations fut particulièrement populaire en France au milieu du XVIIIème siècle. Généralement attribués à François Duquesnoy, ces bronzes mettant en scène des enfants musiciens dans diverses attitudes furent probablement réalisés par un ou plusieurs ateliers parisiens non encore identifiés d\ après des modèles italiens du milieu du XVIIème siècle. L\ enfant un genou à terre tenant un coquillage peut être rapproché d\ une statuette en terre cuite représentant Hercule enfant étranglant les serpents réalisé vers 1650 par Jérôme Duquesnoy, dit le jeune (1602-1654). Tandis que l\ autre figure illustrant un jeune putto soufflant dans une double conque marine s\ inspire librement d\ un bronze, d\ après un modèle d\ Alessandro Algardi, conservé au Walters Art Museum de Baltimore (Inv.54.942). Dès le XVIIIème siècle, quelques rares exemplaires de ces modèles sont mentionnés dans certaines grandes ventes aux enchères, parfois en paire, parfois associés à d\ autres représentations dans le même esprit. C\ est ainsi que dans la vente du collectionneur Jean de Jullienne en 1767 une statuette du souffleur de conque est associée à un enfant jouant de la flûte (probablement proche de la statuette conservée à la Wallace Collection ; Inv. S204) ; mais plus généralement l\ enfant au coquillage et le souffleur semblaient être dès leur origine destinés à former une paire. C\ est ainsi qu\ ils apparaissent ensemble lors de la dispersion de la collection Fortier le 2 avril 1770, lot 76 : « Deux enfants assis, l\ un tient dans ses mains une coquille, l\ autre souffle dans un cornet à bouquin, et en tient un second de sa main droite : ces deux bronzes de 10 pouces 6 lignes de haut, sont posés sur des pieds de bronze doré » ; puis quelques années plus tard lors de la vente d\ une importante collection parisienne sur des pieds dits « à rinceaux de bronze ». Ce modèle connu un si grand succès qu\ il fut décliné en candélabres dès la fin du XVIIIème siècle ; notons toutefois qu\ il semble qu\ une grande partie de ces candélabres furent en fait des créations du XIXème siècle destinées au marché anglais (voir notamment une paire de candélabres de ce type passé en vente chez Christie\ s, à Londres, le 13 décembre 2001, lot 434).
<br><b>CÉSAR </b>  (César BALDACCINI, dit) <br>(Marseille 1921 - Paris 1998)<br><br>LA GRANDE RAMBAUD, 1989<br>Bronze soudé<br>Signé en bas à droite sur la base<br>Numéroté 8/8 au dos sur la base<br>Cachet du Fondeur Bocquel<br>190 x 190 x 140 cm (743/4 x 743/4 x 55 in.)<br><br>Expositions :<br>- Sète, Musée Paul Valéry, “César, les Bronzes”, juillet/ Août 1991<br>- Marseille, Centre de la vieille Charité, “César”, 11 juillet - 12 septembre 1993, une œuvre similaire est reproduite dans le catalogue de l exposition en page 160<br>- Taipei, Musée des Beaux-Arts, “César, une Rétrospective”, 21 décembre 1996 - 2 mars 1997, une œuvre similaire est reproduite dans le catalogue de l exposition en page 164, exposition présentée par la suite à Séoul<br>- Cannes, La Malmaison “César, du silence à l éternel”, 6 juillet -31 octobre 2002, une œuvre similaire est reproduite dans le catalogue de l exposition en page 83<br><br>Bibliographie :<br>- Bernard-Henri Lévy, “César, les Bronzes”, Éditions de La Différence Galerie Beaubourg, Paris, 1991, une œuvre similaire est reproduite en page 29<br><br>Cette œuvre est répertoriée <br>dans les archives de Madame Denyse Durand-Ruel<br> sous le n° 3305<br><br>
<br>Auguste RODIN <br> (Paris 12 novembre 1840 - Meudon 17 novembre 1917)<br><br>

L\ AMOUR FUGITIF OU FUGIT AMOR, 1881-1887<br>

Petit modèle, première version, modèle avec rochers superposés, <br>épreuve en bronze patiné, signée Alexis Rudier, fondeur, Paris.<br>
36,9 x 45 cm.<br>

Cette épreuve a été fondue entre 1930 et 1945.<br><br>

Provenance :<br>
- Musée Rodin.<br>
- Ancienne collection Chapelier-Clergue.<br><br>

Bibliographie : <br>
«The sculpture of Auguste Rodin» par John L. Tancock, Philadelphia, 1976, une autre épreuve décrite et reproduite p. 203, n°20-4.<br><br>

Cette œuvre est une étude pour un morceau de la porte de l\ enfer. Le Musée Rodin, après la mort de l\ artiste en 1917, a continué à éditer ce sujet en au moins 4 exemplaires en collaboration avec la fonderie Alexis Rudier jusqu\ en 1951.<br><br>

Figure dans les archives en vue de la publication du Catalogue critique de l\ œuvre sculpté d\ Auguste Rodin actuellement en préparation à la Galerie Brame et Lorenceau sous la direction de Jérôme Le Blay sous le n°2007V1290B.<br><br>

Jean-Louis FORAIN (1852-1931)<br>
Dans ses débuts, Forain entra à l\ école des Beaux-Arts dans l\ atelier de Jean Léon Gérôme (1824-1904) et très vite devint chroniqueur, dessinateur dans divers journaux parisiens.
Il fréquenta alors les différents milieux qui constituaient la société parisienne : le monde du théâtre, des spectacles et des lettres.
Ce peintre nous offre un extraordinaire album de la vie quotidienne des français pendant “la belle époque”, plus précisément pendant les années 1870-1900. Les thèmes dominants dans l\ œuvre de l\ artiste sont ceux qui s\ attachent à la satire morale et sociale de la société de l\ époque : le monde des affaires, les gens de justice, le peuple et surtout la bourgeoisie. Il devint le spécialiste des mœurs de la haute société, de la vie mondaine et des distractions élégantes.
Aux alentours de 1900, la vie parisienne brille d\ un vif éclat que l\ Europe entière admire. Dans ce monde, il est de bon ton pour les hommes d\ appartenir à un cercle ou à un club et le thème du jeu est à plusieurs reprises abordé dans son œuvre. Les vacances, ou villégiatures font leur apparition ; et Forain nous retrace la vie des plages au moment des bains de mer. Son cadre de prédilection fut surtout le monde du théâtre et les coulisses de l\ Opéra. Ses danseuses sont très différentes de celles de Degas, son contemporain. On les voit rarement seules, mais toujours face à leur partenaire l\ homme du monde ou le bourgeois, à l\ affût de sa conquête.
Pour expliquer son œuvre, Jean-Louis Forain dira « Conter la vie de tous les jours, montrer le ridicule de certaines douleurs, la tristesse de bien des joies et constater rudement s\ il le faut, par quelles hypocrites façons le vice tend à se manifester chez nous, tel est mon projet. Chercheur fantaisiste, j\ irai partout, m\ efforçant de rendre d\ un trait naturel et immédiat aussi succinct que possible les impressions et émotions ressenties. »<br><br>

Jean-Louis FORAIN (1852-1931)<br>
Jean-Louis Forain first studied at the Ecole des Beaux-Arts in Jean-Léon Gérôme\ s studio. He soon worked for several Parisian newspapers as an illustrator and immersed himself in the Parisian theater, literature and entertainment circles.
His works depict with extraordinary acuteness the French way of life during the “Belle-Epoque”, especially during the period 1870-1900. His favorite theme was the satirical depiction of society\ s blemishes, with an emphasis on businessmen, lawyers, ordinary people and, above all, the bourgeoisie. He specialized in the rendering of the upper classes\  lifestyle and of their fashionable entertainments.<br><br>
Around 1900, as Paris social glamour was admired by entire Europe, it was thought proper for gentlemen to be members of a circle or club; this is why games are prominent in Forain\ s paintings. The artist also focuses on holiday seaside activities. But his primary interest lies in the theater and the Opéra\ s backstage scenes: young dancers as depicted by Forain are quite different from Edgar Degas\ . They are rarely alone, but always facing a partner, the typical bourgeois type.
In commenting upon his art, Forain said: “My purpose is to tell about everyday life, to show how some pains may be ridiculous, how many joys may be sad, and to reveal, with whatever roughness may be needed, how vice is prone to emerge in our society in a most hypocritical way. As an unconventional researcher, I will go everywhere, and try to render feelings and emotions through a line drawing as natural, discreet and immediate as possible”. <br><br>

TP<br><br>
<br>FERNANDO BOTERO <br>(Né le 19 avril 1932 à Medellín en Colombie)<br><br>

Nature morte, 1976-1977 <br>

Bronze à patine brune <br>
Signé, annoté EA et numéroté 1/2 <br>
Fondeur Tesconi Pietra Santa <br>
150 x 180 x 100 cm (59 x 703/4 x 391/4 in.) <br><br>

Bibliographie : <br>
- Botero Sculptures, Jean-Clarence Lambert, Villegas Editores, Colombie, 1998 ; œuvre reproduite sous le numéro 56 en pages 44-45. <br><br>

Collection de la Fondation Veranneman<br><br>
<br>Rembrandt BUGATTI <br>(Milan 16 octobre 1884 - Paris 8 janvier 1916)<br><br>

Jaguar assis, la queue en mouvement (grand modèle). <br>
Epreuve en bronze à patine noire <br>faisant partie du tirage original limité à 3 épreuves. <br>Fonte d\ édition d\ époque à cire perdue de A.-A. Hébrard, cachet de fondeur, justificatif de tirage numéroté 3 et marqué : fondu en 1924. <br>
Socle d\ origine en marbre vert. <br>
Signée. <br>
Haut. : 41 cm <br>
Terrasse : 44 x 23 cm <br><br>

Exposition : <br>
Société Royale de Zoologie, Anvers1908 (petit modèle) ; Salon d\ Automne, Paris, 1908 (petit modèle) ; Galerie Adrien Hébrard, Paris 1908 (plâtre du grand modèle). <br><br>

Bibliographie : <br>
L\ Art et les Artistes, “Rembrandt Bugatti”, août 1908 ; Jacques Chalom-Des-Cordes et Véronique Fromanger-Des-Cordes, “Rembrandt Bugatti”, catalogue raisonné, Les Éditions de l\ Amateur, Paris, 1987, modèle référencé et reproduit. <br>

FM
<br>Auguste RODIN  <br>(Paris 12 novembre 1840 - Meudon 17 novembre 1917)<br><br>

Age d Airain, petit modèle. <br>Bronze à patine brune noire nuancée.<br> 64,4 x 24,6 x 19 cm. <br>Signé «Rodin» sur la terrasse à droite, avec la marque de fondeur «Alexis Rudier / Fondeur Paris» à l arrière à droite <br>et avec le cachet intérieur «A. Rodin». <br>
Conçu en 1875-1877, cette version obtenue par réduction en novembre 1904, cette épreuve en bronze en juillet 1930. <br><br>Provenance: <br> - Musée Rodin, Paris. <br><br>Albert Dalimier (1876-1936), homme politique, Sous-Secrétaire d Etat des Beaux- Arts au moment de la création du musée Rodin en 1916, membre du premier Conseil d Administration du Musée Rodin de 1919 à 1923 <br>(Acquis auprès du musée Rodin, Mai 1931). <br>Par descendance, collection privée Paris. <br><br>



Cette oeuvre sera inclus au Catalogue Critique de l oeuvre Sculpté d Auguste Rodin actuellement en préparation à la Galerie Brame & Lorenceau sous la direction de Jerôme Le Blay sous le numéro 2012-4003B. <br><br>

En 1875, Rodin voyage en Italie à Turin, Gênes, Rome, Naples et Florence, où il étudie l oeuvre de Michel-Ange dans la Chapelle des Médicis pendant près d une semaine. Il revint à Bruxelles, où il s était installé en 1871, pour reprendre son travail sur L Âge d Airain. Son modèle était Auguste Neyt, un jeune soldat belge. Son travail dure pendant près de dix-huit mois et il termine la sculpture en janvier 1877. Rodin envoie alors le plâtre au Salon de Paris en mai 1877. Il intitule d abord son oeuvre Le Vaincu, puis L Homme qui s éveille, et enfin L Âge d airain en référence aux étapes de l évolution de l humanité décrites par Hésiode dans Les Travaux et les Jours. La sculpture représente l éveil douloureux de la conscience individuelle de l Homme, de l Histoire qui le précède et du défi que représente sa propre survie. Le traitement est d une très grande fidélité au corps humain. La vitalité inédite de cette représentation étonna le public car elle s éloignait des figures idéalisées des sculpteurs académiques de l époque. En raison du réalisme de sa sculpture, Rodin fut accusé d avoir réalisé un moulage sur un modèle vivant. Pour se défendre de ces accusations, il soumet un dossier aux dirigeants du Salon, avec des photographies du modèle et des attestations d artistes comme Albert-Ernest Carrier-Belleuse, confirmant qu ils avaient vu Rodin sculpter cette oeuvre de ses propres mains. L artiste doit attendre 1879 pour être lavé de tout soupçon. En 1880, il soumet à nouveau son dossier au comité désigné pour enquêter sur la question qui se rend alors aux arguments de l artiste. En compensation, l Etat français achète un moulage en bronze réalisé par Thiébaut-Frères en 1880 et l installe dans les Jardins du Luxembourg en 1884. L Âge d airain est la première sculpture grandeur nature de Rodin créée pour le Salon, et il consacre beaucoup d énergie à sa conception. «Rodin traita son modèle [...] comme un objet, enregistrant la moindre parcelle de corps, non seulement depuis les points de vue habituels, mais aussi depuis un plateau situé en hauteur, et d en bas, allongé sous le modèle. Les plans de la tête, des épaules et des hanches étaient reproduits en détails, qui réunis, conduisaient progressivement à l ensemble exact». (C. Lampert, Rodin, Sculpture and Drawings, Londres, 1986). Le naturalisme et la sensibilité du modelage surpassent les canons de l époque. L influence de Michel-Ange est palpable. Le bras levé, le léger contrapposto et le visage aux yeux fermés rappellent l Esclave Mourant de Michel-Ange, sculpture que Rodin avait étudiée au Louvre. Le traitement de la musculature du dos est encore plus surprenant. Le réalisme avec lequel l artiste a travaillé le modèle est souligné par un subtil jeu d ombre et de lumière. Plus tard, l artiste évoque l influence du maître de la Renaissance sur son oeuvre: «Michel-Ange qui m a appelé en Italie m a donné de précieux aperçus et je l ai copié dans mon esprit, dans certaines de mes oeuvres avant de le comprendre «(Auguste Rodin à A. Bourdelle, 18 juillet 1907). En dépit de ses débuts scandaleux, L Âge d Airain est aujourd hui considéré comme le premier grand chef-d oeuvre de Rodin. Auguste RODIN - Âge d Airain «C était là un nu grandeur nature dont non seulement les moindres parties manifestaient une égale puissance de vie, mais où partout la vie paraissait haussée à la même intensité d expression.» Rainer Maria Rilke
<br>Auguste RODIN  <br>(Paris 12 novembre 1840 - Meudon 17 novembre 1917)<br><br>

La cariatide tombée portant sa pierre <br>

Statuette en bronze à patine vert antique. <br>
H : 44,2 - L : 32 - P : 30,5 cm <br>

Signé et dédicacé sur la base : <br>A. Rodin / à Henri Eustache / mon architecte. <br>
Marque en relief à l intérieur A. Rodin
Fonte au sable, très vraisemblablement par Eugène Rudier, entre 1910 et 1914. <br><br>

Provenance :  <br> - Donné par l artiste à Henri Eustache <br> -  Resté dans sa famille jusqu à ce jour. <br><br>

Bibliographie : <br> A. Louvet, " Henri Eustache ", Bulletin de la société des Architectes diplômés par le gouvernement, n°11, 1er juin 1922, p. 144-147 --- Antoinette Le Normand-Romain, Rodin et le bronze, Catalogue des œuvres conservées au musée Rodin, Paris, 2007, t.1, p. 244-249. <br><br>

Au Cercle des Arts libéraux, le public découvre en 1883 " un marbre d une admirable anatomie, exprimant, par une créature accroupie sous un fardeau sidéral, l accablement profond des tristesses et de la désespérance, comme la désillusion d avoir regardé de trop près les mystères des astres qui écrasent les téméraires " (Edmond Jacques, " Beaux-arts. 
Exposition des Arts libéraux ", L Intransigeant, 7 mars 1883, p.3). Exécutée sous l influence directe de Michel-Ange, l œuvre paraît à nouveau au Salon de 1886 ou Emile Michelet l assimile à " une cariatide de je ne sais quelle mystérieuse et inéluctable archivolte ".
Cette expression de la souffrance de l être dont la force n est pas à la mesure de sa volonté trouva un large écho auprès du public, expliquant le succès de cette figure symboliste. 

Rodin la considérait lui-même comme l une de ses sculptures les plus réussies et lui donne un pendant, avec la Cariatide au vase, presque identique, la pierre étant remplacée par un vase.

L œuvre est alors exécutée tant en marbre ou en bronze, comme en témoigne cette version dédicacée. Rodin lui trouve une ultime destination en lui trouvant une place de choix dans la Porte de l Enfer, en haut du pilastre gauche.
C est vraisemblablement en 1911, au moment ou Rodin prend la décision de léguer à la France l ensemble de ses œuvres - à charge pour l Etat de les installer à l Hôtel Biron - que l artiste fait la connaissance d Henri Eustache (1861-1922). 

Ce dernier, architecte de la ville de Paris se voit chargé par le ministre des Beaux-arts du fabuleux projet de musée que nous connaissons aujourd hui. Né à Versailles en 1861, Eustache entre à l atelier Ginain en 1878 puis à l Ecole des Beaux-arts l année suivante. Après de brillantes études, l artiste remporte le grand Prix sur un projet d une grande gare de chemin de fer, en 1891. Sa pension romaine terminée, il entreprend une mission archéologique en Grèce avec Gabriel Millet, relevant les édifices byzantins de Mistra.
Nommé architecte de la ville de Paris, il agrandit la bourse et restaure l église Sainte Clotilde. Professeur à l Ecole des Beaux-arts en 1904, il continue d exercer ses talents d architectes sur différents projets importants comme la construction du Palais des Beaux-arts de la France pour l Exposition internationale de Rome, en 1911, ou encore l Institut musulman de Paris pour lequel il réalise des études artistiques et techniques, en 1922, peu avant son décès. 
Les très nombreuses aquarelles, vues de paysages toscans, de la campagne romaine, du Midi de la France, de la Grèce ou du Maroc témoignent d une autre facette, non moins talentueuse de sa personnalité multiforme.s
<br>François-Xavier LALANNE <br>(Agen 28 août 1927 - Ury 7 décembre 2008) <br><br>Grand canard, 1992<br>Bronze à patine brune et dorée <br> Sculpture monogrammée FXL, estampillée Lalanne, numérotée 1/2 et datée sur la patte gauche.<br>Tête pivotante. Fondeur Bocquel<br>142 x 205 x 90 cm<br><br>Provenance : Œuvre acquise directement auprès de l artiste par l actuel propriétaire, collection particulière, France<br><br>Exposition : Paris, Jardins de Bagatelle,<br>Les Lalanne à Bagatelle, 1998<br><br>
<br>Edgar <b> DEGAS</b>  (Hilaire-Germain Edgar de GAS, dit)<br>(Paris 19 juillet 1834 - Paris 27 septembre 1917)<br><br>

Grande arabesque ; troisième temps, vers 1882-1895 <br>

Epreuve en bronze patiné signée cire perdue AA Hébrard, n° 16. <br>
40 x 63 cm. <br><br>

Provenance : <br> - 
Collection Paul Sauvage, 1935 <br> -
Collection Louis Carré, 1936 <br> -
Collection Robert Azaria, 1938 <br> -
Collection Olga Burel, 1945 <br> -
Collection Madame L.C <br><br>

Exposition : <br>
\" Edgar Degas 1834-1917 \", the Lefevre Gallery Londres, 4 juin. 4 juillet 1970, décrit n°29 p.78 et reproduit p.79.<br><br>

Bibliographie : <br>
\" L\ œuvre sculpté de Degas \" par Léonard Van Matt et John Rewald, édition Manesse, Zurich 1957; un autre exemplaire décrit et reproduit p.151 n° XL et n° 33-XL. <br><br>
Quoiqu\ il soit surtout connu comme peintre, le modelage prit à partir des années 1860 une place de plus en plus grande dans l\ œuvre de Degas. A l\ exception de \" La petite danseuse de quatorze ans \" exposée en 1881, ses sculptures demeurèrent inconnues de son vivant.<br><br>
L\ artiste, dans la sculpture, encore plus que dans le dessin et la peinture est à la recherche du mouvement.
C\ est une obsession chez Degas, 
il effectue maintes et maintes études, demandant souvent à ses modèles, de recommencer les mêmes attitudes. Ses efforts sont dirigés vers le volume. \" C\ est le mouvement des choses et des gens qui distrait et qui console même \", écrit-il à son ami Henri Rouart. \" Si les feuilles des arbres ne remuaient pas, comme les arbres seraient tristes et nous aussi ! \". <br><br>

Le modelage offrait à l\ artiste un terrain d\ expérience destiné à améliorer ses peintures. \" Plus j\ ai vieilli, plus je me suis rendu compte que pour arriver à une exactitude si parfaite qu\ elle donne 
la sensation de la vie, il faut recourir aux trois dimensions, parce que l\ à peu près n\ y est pas de mise \". <br><br>

Après la mort de Degas, le fondeur Hébrard, en 1919, tira en bronze un certain nombre de cires originales, environ soixante dix. Le procédé choisi pour la reproduction fut celui de la cire perdue. Les statuettes furent tirées à vingt deux exemplaires et numérotées de A à T, avec un numéro de série allant de 1 à 72. <br><br>

L\ œuvre que nous présentons porte le numéro de série 16. La marque en lettre correspondant à l\ exemplaire, a été omise par erreur au moment de la fonte.<br><br>

Un certificat de libre circulation sera remis à l\ acquéreur. <br>

TP <br><br>
<br>Georges BRAQUE <br>(Argenteuil 13 mai 1882 - Paris 31 août 1963)<br><br>

\ \ HERMES\ \  1963 <br>
Sculpture en bronze doré et granit rose <br>
Signée \"G. Braque 1963\" et numérotée \"5/8\" <br>
Cachet \"Landowski Fondeur 2002\" <br>
173.5 x 80 x 24 <br>
(Terrasse: 4 x 22 x 52 cm) <br><br>
Musées:  <br>
- Palais du Louvre, musée des Arts Décoratifs -1963 <br>
- Young Memorial Museum - San Francisco - 1963 <br>
- Museum of Art Carnegie Institute - Pittsburgh - 1963 <br>
- Ludwigmuseum - Coblence - 2003 <br>
- Museo Fondazione Luciana Matalon - Milan - 2003<br><br>
<br>Yves KLEIN <br>(Nice 1928 - Paris 1962)<br><br>

Pr2, 1962 - Portrait relief de MARTIAL RAYSSE <br>

Bronze pigment pur, résine synthétique <br> 
Monté sur un panneau doré à la feuille <br>
Numéroté 3/6 <br>
176 x 94 cm (691/4 x 37 in.) <br><br>

A travers la réflexion de sa trilogie des couleurs, Yves le monochrome identifie le chemin d\ une synthèse universelle. En effet, si le bleu symbolise le spirituel, l\ or l\ absolu, le rouge la vie ; l\ union des trois inscrit l\ homme dans une fusion méditative avec l\ univers dont il se fait le guide par sa perception sensible. Voyant prophétique d\ un nouvel humanisme, Klein explore notre accomplissement par une appropriation du réel afin de nous faire appréhender l\ infini. 
Dévoilant l\ immatériel, l\ artiste par un langage incandescent redessine notre univers géophysique en créant de nouveaux reliefs. A l\ échelle planétaire, il élabore l\ expression de sa sensibilité cosmique en coloriant en bleu les cartes de plusieurs parties du globe. Dissolvant peu à peu l\ horizon qui sépare le ciel de la terre, il s\ approprie l\ espace. 
Comme Segal aux Etats-Unis à la même époque, il exécuta des moulages en plâtre de ses amis avec une différence fondamentale : les moulages sont peints en bleu IKB, et les oeuvres sont montées sur un fond doré. Ce projet devait s\ inscrire dans un paysage incorporant les quatre éléments, au sein duquel émergeraient tous les membres du Nouveau Réalisme. <br><br>
Celui-ci représente Marcel Raysse nu jusqu\ aux cuisses, grandeur nature, frontal, les bras serrés contre le corps tenant ses poings fermés. Cette position statique lui confère une tenue hiératique rappelant la tradition de la représentation sous l\ ancienne Egypte. La tension qu\ il dégage de par son impact visuel est très forte : le bleu outremer semble repousser l\ or, électrisant ce portrait d\ une aura magique. Cette momification sublime de Raysse nous offre une présence intemporelle de l\ artiste qui devient immortel : Ecce Homo.<br><br>
<br>Vase cornet en bonze doré <br>et émaux cloisonnés à fond bleu <br>décoré en polychrome de fleurs de lotus <br>et rinceaux feuillagés.<br>La base et l épaulement sont ciselés en relief de frises de pétales, <br>une frise de grecques souligne l ensemble.<br><br>Au revers de la base, la marque Qianlong à quatre caractères.<br>Chine, XVIIIe siècle<br>Hauteur : 68,5 cm<br><br>
<p>Auguste RODIN <br>(Paris 12 novembre 1840 - Meudon 17 novembre 1917) <br><br /> L'enfant prodigue, grand modèle <br /> Bronze à patine brune noire nuancée de vert <br /> portant A. Rodin sur la terrasse dans l'angle <br /> arrière gauche <br /> Alexis Rudier fondeur, Paris <br /> Marque A. Rodin en relief à l'intérieur <br /> Taille par agrandissement en 1893-1894 <br /> Épreuve en bronze fondue en 1942 <br /> 139 × 84 × 72,5 cm <br /> <br>Provenance : Musée Rodin, Paris <br /> Eugène Rudier, Le Vésinet <br /> (acquis ci-dessus, circa 1942-43) <br /> Collection privée, Lyon <br /> Vieux Chine antiquité (M. R. Richer) Paris <br /> Collection particulière <br /> <br>Cette oeuvre est incluse dans les archives du comité <br /> Auguste Rodin en vue de publication du Catalogue <br /> Critique de l'OEuvre Sculpté d'Auguste Rodin, <br /> sous le numéro 2013-4246B  </p>
<br>Aristide <b> MAILLOL</b>, né Aristide Bonaventure Jean Maillol <br>(Banyuls sur Mer 8 décembre 1861 - 27 septembre 1944)<br><br>Nymphe aux fleurs, 1931<br>Épreuve en bronze à patine verte <br>Signée, Alexis Rudier Fondeur ; épreuve d artiste<br>Hauteur : 157 cm (61 3/4 in.)   <br> <br>Un certificat de Madame Dina Vierny daté du 11 mai 1994 sera remis à l acquéreur.<br><br>Bibliographie :<br>- George Waldemar, Aristide Maillol et l âme de la sculpture, éd. Ides et Calendes, Collection des grandes monographies, Neuchâtel, 1977 : page 189 (un autre tirage).<br>- Dina Vierny, Fondation Dina Vierny, Musée Maillol, Paris, 1996 , page 56 : détail d un autre tirage.<br>- Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, Londres, 1995, page 113 : détail d un autre tirage.<br><br>Aristide MAILLOL : L apothéose universelle Aristide Maillol débute à l École des Beaux-Arts à Paris.<br>À ses débuts, Maillol semblait se vouer à la peinture plus qu à la sculpture.<br>Il ouvre d abord un atelier de tapisserie à Banuyls, dessinant d harmonieuses compositions dont les figures musiciennes préfiguraient plus ou moins l art du grand sculpteur. En peinture, il participe à l école des Nabis.<br>En 1895, il expose au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.<br>En 1902, il fait sa première exposition à la Galerie Vollard. Maillol est bouleversé par quelques toiles que Gauguin envoyait de Tahiti et c est peu après cette révélation qu il taille dans le bois sa première sculpture.<br>C est un voyage en Italie et en Grèce qui le fit s interroger sur la sculpture antique : « art essentiellement instinctif et parfois même ingénu, je cherche vraiment à découvrir une influence quelconque ; vient-elle du lointain des âges grecs, de la Renaissance italienne, de notre Moyen-Âge gothique ?».<br>En 1901, il sacrifie la peinture et la tapisserie pour la sculpture.<br>Lentement, sûrement, longuement, Maillol caresse le modelé jusqu à ce qu il obtienne la forme ronde et pleine qu il affectionne et recherche. « Ce que je veux c est que la jeune fille de qui je modèle la statue représente toutes les jeunes filles, que la femme et ses promesses de maternité figurent toutes les mères » « Je cherche l architecture et les volumes. La sculpture c est l architecture, l équilibre des masses, une composition avec du goût »<br>(John Rewald, Aristide Maillol, 1861-1944, Paris, 1950).<br>Maillol recherche l équilibre idéal, autant par la justesse des proportions que par l harmonie de la composition.<br>Cette beauté qui se rapproche de plus en plus de l abstraction est issue d une recherche fondée sur une seule idée : aller toujours plus loin dans la simplification. C est pour cette raison que Maillol revient constamment sur ses sujets pour aboutir à cette rigueur architecturale, à cette totale simplification du contour. Sans cesse il reprend, ponce, lisse, simplifie les inclinaisons. « Toutes ses sculptures nous donnent l impression d une structure massive, de la recherche des beaux volumes.<br>Elles sont inscrites en des formes géométriques, puissantes, carrées ou pyramidales et basées sur de grands plans » (Christian Zervos, Notes sur la sculpture contemporaine, Cahier d art, 1929).<br>Maillol commence par faire un torse, sans bras ni tête, dont il fait un moulage qu il reprend et retravaille en plâtre. Ce travail, qui peut durer plusieurs années, réalisé toujours d après modèle, est précédé de nombreux dessins.<br>Qui mieux qu André Gide a décrit l œuvre de Maillol ?<br>« Elle est belle, elle ne signifie rien, c est une œuvre silencieuse. Je crois qu il faut remonter loin en arrière pour trouver une aussi complète négligence de toute préoccupation étrangère à la simple manifestation de la beauté ».<br>Dans les années 1930, Maillol se lance dans la conception d un groupe monumental qui se veut un hymne à la jeunesse, parfois intitulé Les Nymphes dans la prairie ou Les Trois grâces.<br>Maillol refuse cette dernière appellation trouvant les trois sculptures trop « puissantes » pour cela. Cette œuvre se compose de trois figures faites d après modèle.<br>L ensemble demande cinq ans puis est exposé au Petit Palais en 1937.<br>Le sculpteur débute par la figure centrale en s inspirant d un modèle prénommé Lucile. Pour les deux autres figures Maillol demande à sa bonne, Marie, de poser. Comme à l accoutumée, il travaille plusieurs états et crée plusieurs torses pour chaque état.<br>Enfin, l œuvre définitive se compose de deux états, avec et sans socle.<br>L exposition de 1937 est la consécration de son art.<br>On donne trois salles au sculpteur et la critique reconnaît unanimement son génie.<br>Notre sculpture intitulée Nymphe aux fleurs de 1931 est une étude préparatoire pour le groupe des Trois nymphes achevé en 1937. Notre bronze a été fondu par Alexis Rudier selon la technique de la fonte au sable, sous le contrôle de Maillol, avant 1939, et a été ciselé par Maillol lui-même. Dina Vierny a posé pour la ciselure des Trois nymphes. « Il a recherché la perfection en tout.<br>Il fallait que la fonte soit admirable, la ciselure parfaite » (Dina Vierny, Histoire de ma vie racontée à Alain Jaubert, éd. Gallimard, Paris 2009).<br>La Nymphe aux fleurs de 1931 a été exposée pour la première fois à l ouverture de la Galerie Dina Vierny, 36 rue Jacob à Paris, en janvier 1947.<br>Elle est reproduite pleine page sur la plaquette éditée à l occasion de cette exposition.
<br>Christopher SCHISSLER  (c.1531 - 1608)<br><br>


Compendium astronomique octogonal de Christopher Schissler. <br>
Augsbourg, circa 1557. <br>

Laiton et bronze doré. <br>
Il porte l\ inscription sur les tranches : <br> « MAGISTER CHRISTOPHORUS SCHISSLER ME FECIT AUGUSTE VINDELICORUM ANNO DOMINI 1667». <br>Avec une girouette mobile se fixant au centre des faces 1 et 2. <br>
Elle est légèrement bosselée. <br>
L\ instrument est composé de 6 faces réunies par deux charnières. <br>
Toutes les inscriptions sont en latin, excepté sur la carte circulaire (face 2) où elles sont en allemand. <br>
122 x 122 x 18 mm <br><br>

Provenance : <br>
D\ après une tradition familiale, par alliances directes successives, ce compendium proviendrait d\ Hyppolite François Sanguin, marquis de Livry, qui épousa en 1760 Thérèse Bonne Gillain de Bénouville, fille d\ Antoine Gillain, Marquis de Bénouville.
En effet, on trouve dans l\ état des meubles du château de Bénouville, du 28 janvier 1792, dans le cabinet de Monsieur le marquis de Livry à la suite de sa chambre, « une grande armoire faisant lambris, les portes vitrées en grand carreau verre fin d\ environ dix huit livre le carreau, la quelle armoire contient un cabinet d\ histoire naturelle assez bien composé » (Archives du Calvados, F7432) qui pourrait avoir renfermé notre compendium. <br><br>
De plus, lors de la vente du cabinet d\ Hyppolite de Livry à Paris chez Maître Bonnefons, les 16-17 mars 1818, le catalogue précise que la vente est composée de « tableaux, miniatures, dessins, mosaïque de Florence et autres objets tant de curiosité que d\ ameublement ». Le compendium que nous présentons ne faisait pas partie de cette vente, il est donc resté dans la descendance du Marquis de Livry. <br><br>

Cet instrument, exécuté à Augsbourg pendant la prestigieuse période de fabrication des compendia, est particulièrement remarquable par sa grande taille, sa forme octogonale et la finesse de sa gravure. Le centre de la carte circulaire se situant à Francfort, cet objet a probablement été confectionné pour une personnalité éminente de la ville. <br><br>

Christopher Schissler (c.1531-1608), un des plus célèbres fabricants d\ instruments du XVIème siècle, dirigeait à Augsbourg un atelier, duquel sont sortis de très nombreux ouvrages, tous de première qualité et d\ une infinie variété.
Il travaillait beaucoup pour l\ étranger, notamment l\ Angleterre et l\ Italie.
Il réalisa des commandes pour l\ électeur de Saxe, Auguste Ier, et pour l\ empereur Rodolphe II. Son fils, Hans Christopher Schissler (1561-1626), devenu maître en 1580, travailla dans son atelier quelques années, puis pour les cours de Vienne et de Prague. <br><br>

Après consultation de nombreuses descriptions de compendia de Christophe Schissler dans les ouvrages inventoriant ses objets, il apparaît que le nôtre n\ est pas répertorié. En effet, d\ après l\ inventaire de Bobinger (2), on compte douze nécessaires astronomiques octogonaux fabriqués entre 1556 et 1571, dont cinq en 1557 et deux en 1567. Parmi ces sept compendia, deux ne sont plus localisés aujourd\ hui : on ne connaît leur existence que par des sources imprimées.
Il s\ agit du compendium de la Collection Spitzer (n°32) dont le diamètre de 84 mm exclut le rapprochement avec notre objet; et d\ un compendium de 1567 dont les dimensions ne sont pas connues mais dont les cartes ne correspondent pas à celles de notre objet. <br><br>

Parmi l\ inventaire des nécessaires astronomiques octogonaux (*), seul un, daté de 1557, comporte les mêmes dimensions que le nôtre.
Il est dédié sur les tranches à Ulric Fuggerus (religieux allemand né à Augsbourg en 1528 et mort à Heidelberg en 1584, membre de la célèbre famille de marchands et de banquiers du Saint-Empire germanique, anoblis par l\ empereur Maximilien), mais n\ est pas signé par Schissler.
Il ressemble beaucoup à notre compendium et comporte notamment les deux médaillons observables sur la face 4. Cette facture très proche nous porte à croire que le compendium ici présenté date de 1557 plutôt que de 1567. En effet, neuf des douze compendia octogonaux ont été réalisés avant 1560. Et parmi les trois réalisés après 1560, le seul encore localisé possède des dimensions bien supérieures à celles du nôtre. Enfin, cinq des compendia octogonaux ont été réalisés en 1557, ce qui porte à croire que cette date est celle de l\ apogée de la réalisation de cet instrument dans l\ atelier augsbourgeois.
La date de 1667 gravée sur la frise apparaît donc comme une modification de la date de 1557 soit pour réactualiser l\ objet ; soit pour une commémoration ; soit pour un présent… <br><br>

*Cet objet a été montré au Dr Peter Plassmeyer, Directeur du Mathematisch-Physikalischer Salon de la Staatliche Kunstsammlungen de Dresde, qui après examen a confirmé son authenticité et sa datation entre 1557 et 1571. <br><br>

Bibliographie : <br>
(1) Bobinger, Christoph Schissler der Ältere und der Jüngere, Augsburg, s.d. [circa 1954]. <br>
(2) Bobinger, Alt-Augusburger Kompassmacher, Augsburg, 1966. <br>
(3) Sotheby\ s, Masterpieces from the Time Museum, New York, 2 déc. 1999. <br><br>
<br>CHINE, première moitié du XVème siècle, période Hsuande <br><br>


 Vase à panse basse en bronze doré et émaux cloisonnés <br>à fond bleu décoré en polychromie de lotus bouddhiques et rinceaux feuillagés, frises de pétales stylisés et grecques. <br> Le col orné en relief de motifs de fleurs est orné <br>de deux anses de forme rectangulaire. <br>Chine, première moitié du XVème siècle, période Hsuande (1425 - 1435) <br>H: 23,8 cm et détails page 3 et en 4ème de couverture <br><br>Bibliographie : <br>Pour un décor similaire: <br>«Chinese and Japanese Cloisonné Enamels» par Sir Harry Garner N°15 et 19A «Chinesisches Cloisonné DieSammlung Pierre Uldry» N°9<br><br>
Hercule s apprêtant de sa massue à tuer l Hydre de Lerne.<br>Bronze patiné.<br>Ancien travail italien ou flamand <br>D après un modèle du début du XVIIe siècle<br>Hauteur : 42 cm