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Les résultats de ventes aux enchères de Sculptures en bronzes triés par prix croissant.

<b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>
TÊTE DE ZEUS  <br> 

Bronze à patine verte  <br> 
Signé et numéroté 5/5 sur la base <br> 
Bocquel fondeur  <br> 
90 x 57 x 76 cm (351/2 x 221/2 x 30 in.)
<br>Aristide <b> MAILLOL</b>, né Aristide Bonaventure Jean Maillol <br>(Banyuls sur Mer 8 décembre 1861 - 27 septembre 1944)<br><br> Etude pour le monument à Paul Cézanne 1912-1925 <br>Bronze signé A.MAILLOL <br>Porte le cachet Alexis Rudier.<br> Fondeur. Paris <br>Exemplaire numéroté 4/4 <br>18,2 x 31,5 x 11,5 <br><br>Oeuvre authentifiée par Madame Dina VIERNY. <br><br>Un certificat de Monsieur Olivier LORQUIN <br>sera remis à l\ acquéreur.
<br>Arno BREKER <br>(Elberfeld 19 juillet 1900  - Düsseldorf 13 février 1991)<br><br>

Bas-relief <br>La mésagère de la Victoire (Der Aufbruch) (1940). <br>

Épreuve en bronze à patine nuancée vert. <br>Fonte d\ édition d\ époque d\ Alexis Rudier fondeur Paris,<br> marque de fondeur gravé sur tranche.<br>
Signé en bas à droite.<br>
Haut.: 100 cm - Larg.: 63 cm <br><br>

Lot 113 à 115 : Arno BREKER (1900-1991)
Les trois bas-reliefs présentés ici sont des oeuvres exceptionnelles exécutées en 1940, d\ après les plâtres originaux fournis par l\ artiste à son ami fondeur, Alexis Rudier. Aux dires de l\ auteur du livre sur Arno Breker, M. Dominqie Egret, il s\ agirait de pièces uniques réalisées spécialement pour l\ exposition du musée de l\ Orangerie à Paris en 1942
Répliques au 1/10 des bas-reliefs qui devaient ornementer au nombre de huit un monumental arc de triomphe, ce projet initié avant la guerre pour la ville de Berlin, ne devait jamais être édifié et seuls quelques éléments en grandeurs réelles sont visibles au musée Breker. Conservés après l\ exposition chez le fondeur avec la plupart des oeuvres présentées à l\ Orangerie, les trois bas-reliefs, Warder, Opfer et Aufbruch, furent saisis par les autorités françaises comme biens appartenants à l\ ennemi à la fin de la guerre, et mis en vente le 11 juillet 1961 dans l\ entrepôt de la gare de La Chapelle sans qu\ aucun catalogue n\ ait été établi, interdiction étant faite au sculpteur d\ enchérir sur ses propres oeuvres, interdiction qu\ il contourna en faisant acheter par une de ses amies suisses près d\ un quart de la vente les rapatriant en Allemagne dans son atelier.<br><br>

Provenance : <br>
Acquis par l\ actuel propriétaire dans la vente du 11 juillet 1961 <br>et conservé depuis dans sa résidence.<br><br>

Bibliographie : <br>
Arno Breker, une vie pour le beau, publication en trois langues, Allemand, Français, Anglais, édition Grabert, plâtres originaux référencés et reproduits sous les numéros 185 (np), 174 (np) et 172 (np). <br>

FM
<br>Lucio FONTANA <br>(Rosario - Argentine 1899 - Comabbio - Italie 1968) 
                      <p>Concetto spaziale, 1967 <br>Bronze poli, ensemble de deux sculptures, <br>chacune signée et numérotée 305/500 <br>28 x 22 x 22 cm (chacune) <br><br>Provenance: <br> - Collection particulière, Bruxelles <br><br>Exposition: <br>Turin, Galleria Civica d'Arte Modern, Lucio Fontana, 1970, illustration d'une autre fonte sous le no 233 Tokyo, Tama Art University Museum, Lucio Fontana, Spatial Conception, 1990, illustration d'une autre fonte no 67 page 71 Milan, Amedeo Porro Arte Moderna e Contemporanea, Lucio Fontana Sedici Sculture, Sixteen Sculptures 1937- 1967, 2007-2008, illustration d'une autre fonte sous le no 15 page 107 Londres, Imago Art Gallery, Lucio Fontana: Beyond Space, Milan, 2008, illustration d'une autre fonte page 93</p>
<br>François POMPON <br>(Saulieu 9 mai 1855 - Paris 6 mai 1933) <br><br>Ours blanc, circa 1955 <br>Bronze à patine noire et verte, <br>signé en majuscules <br>et cachet de fondeur Valsuani sur la patte antérieure gauche. <br>H: 23,5 cm, L: 44 cm, l: 10,5 cm <br><br>Rapport de l'expertise de Madame Colas <br>Cet Ours Blanc a été exécuté d'après le modèle de la troisième réduction du plâtre monumental datant de 1928 destiné à la pierre pour le Luxembourg en 1929 Cette nouvelle version, la dernière, fut éditée par Valsuani avec une patine noire ardoisée en peu d'exemplaires. L'épreuve est soignée, la fonte très bien exécutée- La patine remarquablement conservée, à l'image des représentations archaïques par son fond vert transparent sous l'enveloppe noire, comme sortie du fond des âges, est rare et réussie. Pour accuser l'usure des temps le fond vert apparaît sciemment aux arcades sourcilières tandis que les naseaux sont dorés comme le bronze. La signature venant du plâtre reprise à la pointe nettement, agréablement discrète en voulant se rapprocher de celle de Pompon, est moins anonyme que la plupart des fontes post mortem. Le cachet a été apposé à la manière de Pompon, c'est-à-dire sans enfoncement ni bourrelet, mais dans une goutte de cire. A l'encontre de toutes les fontes exécutées postérieurement à la mort de l'artiste ayant subi l'affinement du modèle on constate ici un respect du modelé dans l'ensemble, sensible à la patte antérieure gauche et à l'épaulement de la patte postérieure gauche, notamment à la tête-Le ventre n'est pas totalement lisse. En revanche, le soulèvement de la fourrure provoqué par la marche est peu visible. La ciselure de la tête est excellente. Le revers est très oxydé, la date de fonte1955 environ range cet Ours dans les fontes post mortem anciennes. En conclusion, cet Ours a des qualités vues rarement Supérieur à de nombreuses épreuves apparaissant couramment, plus banales et moins soignées
<br>Arnaldo POMODORO <br>(Né le 23 juin 1926 à Morciano di Romagna en Italie)<br><br>

Scatola, 1962 <br>

Bronze poli, <br>sculpture signée, datée et numérotée 2/2 sur la base,<br> d\ une édition à 2 exemplaires + 1 EA <br>
92 x 59 x 21,5 cm <br><br>

Provenance : <br> - Collection particulière, Italie <br><br>

Un certificat d\ authenticité <br>signé par l\ artiste <br>sera remis à l\ acquéreur <br><br>

Sans prix de réserve
Bronzes et émaux cloisonnés<br>Verseuse de lettré en forme de chimère couchée en bronze à patine brune, le corps à décor incrusté d argent de cercles concentriques, les ailes et le visage incrustés d or.<br>Chine, époque Ming, XVIIe siècle<br>Longueur : 14 cm
<br>Amédéo MODIGLIANI <br>(Livourne 12 juillet 1884 - Paris 24 janvier 1920)<br><br>

Tête de jeune fille à la frange <br>
Sculpture en bronze à patine brune et vert-antique <br>
Fonte d\ édition ancienne réalisé à cire perdue à la fonderie Valsuani <br>
Signé MODIGLIANI à l\ arrière. <br>Cachet de fondeur et numéroté 7/8 à la base sur sa gauche <br>
H : 51 cm <br><br>
Provenance : <br> - Ancienne collection Tardivelle <br><br>
Un certifcat d\ authenticité <br>de Jeanne Modigliani <br>en date du 12 février 1973 <br>sera remis à l\ acquéreur
<br>Arno BREKER <br>(Elberfeld 19 juillet 1900  - Düsseldorf 13 février 1991)<br><br>

Bas-relief <br>Le combat contre les serpents (Der Warder) (1940). <br>

Épreuve en bronze à patine nuancée vert. <br>Fonte d\ édition d\ époque d\ Alexis Rudier fondeur Paris, <br>marque de fondeur gravé sur tranche. <br>
Signé en bas à droite. <br>
Haut.: 104 cm - Larg.: 74 cm <br><br>

Lot 113 à 115 : Arno BREKER (1900-1991) <br>
Les trois bas-reliefs présentés ici sont des oeuvres exceptionnelles exécutées en 1940, d\ après les plâtres originaux fournis par l\ artiste à son ami fondeur, Alexis Rudier. Aux dires de l\ auteur du livre sur Arno Breker, M. Dominqie Egret, il s\ agirait de pièces uniques réalisées spécialement pour l\ exposition du musée de l\ Orangerie à Paris en 1942
Répliques au 1/10 des bas-reliefs qui devaient ornementer au nombre de huit un monumental arc de triomphe, ce projet initié avant la guerre pour la ville de Berlin, ne devait jamais être édifié et seuls quelques éléments en grandeurs réelles sont visibles au musée Breker. Conservés après l\ exposition chez le fondeur avec la plupart des oeuvres présentées à l\ Orangerie, les trois bas-reliefs, Warder, Opfer et Aufbruch, furent saisis par les autorités françaises comme biens appartenants à l\ ennemi à la fin de la guerre, et mis en vente le 11 juillet 1961 dans l\ entrepôt de la gare de La Chapelle sans qu\ aucun catalogue n\ ait été établi, interdiction étant faite au sculpteur d\ enchérir sur ses propres oeuvres, interdiction qu\ il contourna en faisant acheter par une de ses amies suisses près d\ un quart de la vente les rapatriant en Allemagne dans son atelier.<br><br>

Provenance : <br>
Acquis par l\ actuel propriétaire dans la vente du 11 juillet 1961 et conservé depuis dans sa résidence. <br><br>

Bibliographie : <br>
Arno Breker, une vie pour le beau, publication en trois langues, Allemand, Français, Anglais, édition Grabert, plâtres originaux référencés et reproduits sous les numéros 185 (np), 174 (np) et 172 (np). <br>

FM
<br>Arno BREKER <br>(Elberfeld 19 juillet 1900  - Düsseldorf 13 février 1991)<br><br>

Bas-relief <br>Le Sacrifice (Das Opfer) (1940).<br>

Épreuve en bronze à patine nuancée vert. <br>Fonte d\ édition d\ époque d\ Alexis Rudier fondeur Paris, <br>marque de fondeur gravé sur tranche.<br>
Signé en bas à droite.<br>
Haut.: 100 cm - Larg.: 64,5 cm <br><br>

Lot 113 à 115 : Arno BREKER (1900-1991)<br>
Les trois bas-reliefs présentés ici sont des oeuvres exceptionnelles exécutées en 1940, d\ après les plâtres originaux fournis par l\ artiste à son ami fondeur, Alexis Rudier. Aux dires de l\ auteur du livre sur Arno Breker, M. Dominqie Egret, il s\ agirait de pièces uniques réalisées spécialement pour l\ exposition du musée de l\ Orangerie à Paris en 1942
Répliques au 1/10 des bas-reliefs qui devaient ornementer au nombre de huit un monumental arc de triomphe, ce projet initié avant la guerre pour la ville de Berlin, ne devait jamais être édifié et seuls quelques éléments en grandeurs réelles sont visibles au musée Breker. Conservés après l\ exposition chez le fondeur avec la plupart des oeuvres présentées à l\ Orangerie, les trois bas-reliefs, Warder, Opfer et Aufbruch, furent saisis par les autorités françaises comme biens appartenants à l\ ennemi à la fin de la guerre, et mis en vente le 11 juillet 1961 dans l\ entrepôt de la gare de La Chapelle sans qu\ aucun catalogue n\ ait été établi, interdiction étant faite au sculpteur d\ enchérir sur ses propres oeuvres, interdiction qu\ il contourna en faisant acheter par une de ses amies suisses près d\ un quart de la vente les rapatriant en Allemagne dans son atelier.<br><br>

Provenance : <br>
Acquis par l\ actuel propriétaire dans la vente du 11 juillet 1961 et conservé depuis dans sa résidence. <br><br>

Bibliographie : <br>
Arno Breker, une vie pour le beau, publication en trois langues, Allemand, Français, Anglais, édition Grabert, plâtres originaux référencés et reproduits sous les numéros 185 (np), 174 (np) et 172 (np). <br>

FM
<br>Lucio FONTANA <br>(Rosario - Argentine 1899 - Comabbio - Italie 1968)<br><br>

« CONCETTO SPAZIALE », 1967 <br>

Paire de bronzes à patine dorée <br>Signés et numérotés 225/500 <br>
27 x 22 x 22 cm <br><br>

Provenance : <br> - 
Collection particulière, Paris <br><br>

Lucio FONTANA cherche dans son œuvre plastique en deux ou en trois dimensions, sur toile ou en sculpture à repousser les limites de l\ espace et de la distinction traditionnelle entre espace plan de la toile et sculpture en trois dimensions. Il entend dépasser la résistance et les limites de la toile ou du bronze au point de les perforer afin de matérialiser un trou, le rendre visible au sens d\ effectif. <br><br>
La paire de bronzes réalisés à la fin de sa vie sont deux ovoïdes pourvus de deux sortes d\ entailles et d\ un ajout de matière qui viennent perturber la parfaite pureté et linéarité des sphères, réconciliant de façon concrète la distinction limitée de Michel-Ange au XVIème siècle selon laquelle la peinture est un art qui se réalise par ajout de matière « per forza di pore » alors que la sculpture s\ obtient par retrait « per forza di levare ». <br><br>
Fontana prouve dans ses recherches spatio-temporelles que les deux sont conciliables dans un même élément.
Eprouver les limites de l\ espace, s\ affranchir de l\ obstacle du support plan de la toile en le lacérant. Créer ainsi l\ illusion qu\ entre le devant et le derrière, le monde fin et l\ infini, il n\ y a pas de limite. Concilier et faire communiquer face, surface, en deçà et au-delà. Ce qui se trouvait auparavant caché, par la seule présence d\ une trouée ou d\ une perforation, est maintenant dévoilé, révélé.
<b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>

 Lénine <br>Bronze à patine brun-gris <br>Signé sur la base Fondeur Bocquel, Epreuve d'Artiste justifié 1/1 <br>193 x 54 x 53 cm  <br>Lenin <br>Bronze <br>Signed on base, numbered 1/1 Bocquel Foundry. <br>193 x 54 x 53 cm<br><br>
<br>AQUAMANILE <br>
en bronze patiné en forme de lion. <br><br>L\ animal est campé sur ses pattes, <br>la tête relevée, la gueule ouverte enserrant dans ses dents le déversoir ;<br> la crinière est traitée en deux rangs de mèches étagées en forme de gouttes, <br>les mèches du rang supérieur étant en léger relief ; <br>elles sont gravées de stries verticales et obliques ; <br>la queue dont l\ extrémité est lancéolée passe entre les cuisses pour revenir sur le flanc droit ; <br>la poignée, rejoignant l\ arrière du cou à l\ arrière-train, évoque un basilic ; ouverture de remplissage, munie d\ un couvercle à charnière, aménagée sur le sommet du crâne. <br>

Basse-Saxe, première moitié du XIIIe siècle. <br>
Hauteur : 27 cm - Largeur : 26 cm <br><br>

Provenance : <br>
Ancienne collection des Frères Bourgeois (Vente Cologne, Lempertz, 19-27 octobre 1904, lot.657, voir fig. d) <br><br>

Ambassadeurs par excellence de l\ art islamique, les premiers aquamaniles sont arrivés en Europe par l\ Espagne arabe, la Sicile ou l\ Egypte fatimide. Les empereurs germaniques qui entretenaient des contacts avec le monde méditerranéen à travers l\ Italie et les croisades furent particulièrement séduits par ces aiguières en forme d\ animaux mythiques en résonnance avec le bestiaire médiéval. Le nord de l\ Allemagne, en particulier la Basse-Saxe, était une des premières régions à maîtriser la fonte à la cire perdue d\ objets en trois dimensions. Des aquamaniles furent ainsi fabriqués dans ce duché dès le XIIe siècle ; s\ inspirant des modèles musulmans, ils prirent souvent la forme d\ un lion, animal qui trouve autant sa place dans la symbolique religieuse que profane. A l\ église, ils étaient destinés aux ablutions des prêtres pendant la messe ; à la table du seigneur, ils permettaient de verser de l\ eau lors des banquets sur les mains des convives.
Celui présenté ici, en forme de lion sans collerette, fait partie des premiers modèles d\ aquamanile que l\ on date de la première moitié du XIIIe siècle. Il est très proche d\ un exemplaire du musée de Viterbe provenant de l\ église Sainte-Marie de la ville (O. v. Falke et E. Meyer, Romanische Leuchter und Gefässe Giessgefässe der Gotik, Berlin, 1935, Abb.361) ou bien encore, mais en plus grand, de celui conservé au Kunstgewerbemuseum de Prague, Inv.Nr.4.518 (Op. cit., Abb.361a). Objet emblématique du Moyen Age, l\ aquamanile en bronze fascina les plus grands collectionneurs du siècle dernier qui se devaient d\ en posséder plusieurs exemplaires. Celui du Docteur Maillant a ainsi fait partie de la prestigieuse collection des Frères Bourgeois, figures très influentes du marché de l\ art allemand, qui fut dispersée à Cologne en octobre 1904 et qui en comptait une demi-douzaine. En parfait état de conservation, bénéficiant d\ une patine profonde irréprochable, ce modèle à la ligne élégante et sévère rend compte de l\ étroit syncrétisme entre les civilisations médiévales de l\ Orient et de l\ Occident. <br><br>

COLLECTION DU DOCTEUR CHARLES MAILLANT (1898-1993) : <br>(LOTS 35 À 46) <br>
On entrait au 36 de la rue Charles Laffitte, dans le Neuilly résidentiel, plus près du Bois que du coeur bruyant de la Capitale ; on poussait la porte de cet hôtel brique et pierre et là, coupé du monde, pouvait commencer un voyage dans le temps et sur tous les continents. Dès le hall, sur chaque marche de l\ escalier monumental qui desservait les étages, un masque, un buste, un chapiteau, une statue étaient là pour vous accompagner durant votre visite. Des idoles des lointaines Cyclades, des masques africains, des divinités précolombiennes, des poteaux des Iles Salomons et, dans chaque pièce, des meubles sévères, des saints, des Christs, des objets liturgiques du Moyen Age. Pas tant celui du XVe siècle, à l\ expression souvent exubérante ou déjà aimable, non, mais celui, austère, sacré, mystique des cloîtres et des cathédrales.
Charles Maillant, né Mayer, se souhaitait expert en oeuvres d\ art à l\ exemple de son oncle Charles-Amédée Mannheim. Il dut se résoudre à faire sa médecine et devint ainsi pneumologue. Mais l\ art sous toutes ses formes l\ habitait. Violoniste à ses heures perdues, il s\ adonna à la fabrication de meubles, de bijoux et de sculptures, faisant réaliser en métal les formes aériennes qu\ il créait dans du carton découpé. Il écrivit une quinzaine d\ ouvrage dans des domaines aussi différents que le sommeil, la volonté, la beauté, les rêves et même les aphrodisiaques dans lesquels l\ aspect philosophique ou psychologique tient toujours une place prépondérante. Son admiration vis-à-vis de la nature est aussi manifeste à travers ses études sur les sociétés organisées de certains insectes telles les abeilles ou les fourmis. Mais le sujet que l\ on devine sous-jacent de tous ces domaines d\ intérêts demeure l\ homme et, plus précisément l\ Homme, Créature de Dieu. Son livre, le plus personnel, est sans conteste Dieu revu et corrigé qu\ il écrivit en 1954 où il s\ interroge sur le flot continuel de violences qu\ engendrent les religions depuis des millénaires. Meurtri dans sa chair, il essaye de comprendre l\ antisémitisme et d\ expliquer la place des juifs dans la société.
Charles Maillant était un acheteur infatigable, hantant les galeries et les salles de vente, notamment Drouot “une mine d\ or pour qui sait voir”. Il ne se passait pas une semaine sans une trouvaille ou un nouvel émerveillement. C\ est dans le domaine de l\ art médiéval que son goût trouva sa juste mesure, s\ intéressant aux sculptures des XIIe et XIIIe siècles, âge d\ or de la spiritualité. La pierre ne l\ effrayait pas, n\ hésitant pas à monter à l\ étage de sa demeure colonnes, chapiteaux, gisants et fonts baptismaux. On ne trouve curieusement ni émaux de Limognes ni ivoires parisiens du XIVe siècle dans sa collection. Il avait plutôt l\ âme d\ un bâtisseur et aimait recréer des ambiances, accrochant des grandes fresques catalanes aux murs, des tapisseries mille-fleurs, installant des vitraux en guise de tableaux, jusqu\ à son jardin évoquant celui d\ un cloître avec un imposant bénitier entouré de buis taillés. <br>
Des pièces de cette collection, et non des moindres, malheureusement sans indication de provenance, ont déjà fait l\ objet de batailles d\ enchères ou de transactions. Il a été possible de réunir dans cette vente une dizaine d\ oeuvres d\ art qui ne représentent qu\ une toute petite partie de ce que cet amateur avait accumulé. D\ une grande force expressive ou spirituelle, d\ un style parfois atypique, d\ origine prestigieuse ou d\ une grande rareté, ces objets et ces sculptures ont chacun une histoire à conter et sauront, j\ espère, faire revivre la personnalité singulière, passionnée, attachante, discrète et profondément humaine du Docteur Maillant.<br>

Laurence Fligny <br><br>

Quelques résultats de vente d\ objets de la collection Maillant : <br>
Siège cariatide, Zaïre, Luba (Vente Drouot, Mes Laurin-Guilloux-Buffetaud-Tailleur, 17 mai 1993, lot 39, 12 000 F)
Devant d\ autel en bois polychrome, École catalane, vers 1200 (Vente Drouot, Mes Laurin-Guilloux- Buffetaud-Tailleur, 24 novembre 1993, lot 93, 100 000F)
Fresque murale, Catalogue, XIIe siècle (Vente Drouot, Mes Laurin-Guilloux-Buffetaud-Tailleur, 24 novembre 1993, lot 94, 120 000 F)
Joug en pierre, Vera-Cruz, Classique, vers 450-650 (Vente Christie\ s, Paris, 12 juin 2003, lot 671, 150 000 E)
Kero, début de la période coloniale, vers 1470-1560 (Vente Christie\ s, Paris, 10 décembre 2003, lot 426, 28 000 €)
<br>Italie, Florence, probablement XVIIIe siècle<br><br>Grand cheval au pas en bronze à patine brune<br> sur un socle octogonal en bois noirci <br>et bronze doré orné <br>de cabochons de marbre polychrome<br>Haut. (totale) 71 cm, larg. 50 cm, <br>height (overall) 28 in., lenght 19 in.<br><br>Florentine, probably 18th century brown patinated bronze of a Walking Stallion, in Renaissance style; on an octogonal polychrome marble base<br><br>
<br>Daniel HOURDÉ <br>(Né en 1947 à Boulogne Billancourt) <br><br>COLIN MAILLARD, 2008 <br>Bronze à patines noire et argent <br>Signé et numéroté 2/6 à l'extérieur du talon du pied droit <br>Cachet du fondeur Landowski à l'intérieur du talon du pied droit, <br>265 x 150 x 120 cm <br><br>DANIEL HOURDE COLIN MAILLARD, 2008 <br>L'artiste doit rendre compte essentiellement de ce qu'il est. Daniel Hourdé montre un corps, aux muscles fins et déliés. Ce corps pourrait être le sien. Mais l'autoportrait se limite à ces hommes démesurément longilignes, à la peau satinée de la patine noire, car le visage lui, n'apparaît que caché, se voulant anonyme. Il a, le plus souvent, la forme d'un masque-crâne, la forme la plus primitive du masque selon les ethnologues. Le maître mot est «inidentifiable», et surtout pas identifiable à l'artiste, à moins que chaque masque ne soit la partie d'un puzzle ? Un squelette de bronze chromé joue à «Colin-maillard» et chevauche un de ces géants dégingandés, «Caprice» à la Goya, dont la main cache le regard du masque. Son pied gauche écrase un diablotin qui, une dernière fois, essaie de le piquer de son trident. Ambivalence des sentiments, ceux de la vie ou ceux de la mort, entre Eros, dieu créateur né du chaos primitif et Thanatos drapé de noir signe d'une âme pétrie d'angoisse, ces longs corps en mouvement prennent chacun l'allure d'un Cavalier de l'Apocalypse qui, bien sûr, triomphe de la mort. Et mis côte à côte, ces hautes sculptures formeraient ensemble une Danse macabre, autrefois appelée Macabré, poésie moralisante, mascarade à l'origine du théâtre grec. «Tout est vanité et poursuite du vent» C'est ce que signifient les squelettes qui soutiennent les chaires de vérité de nombreuses églises flamandes. La mort comme talisman, qui a le pouvoir de protéger celui qui le porte ou de lui donner un pouvoir magique, hante les sculptures de Daniel Hourdé, dont la fonction primale est d'ouvrir les portes du monde du sacré. Marie-Hélène Grinfeder
<br><b>CÉSAR </b>  (César BALDACCINI, dit) <br>(Marseille 1921 - Paris 1998)<br><br>

« LE CHATEAU MAGIQUE », 1961-1982 <br>

Bronze soudé à patine foncé <br> Signé et numéroté 4/8. <br>Fondeur Landowski <br>
96 x 35 x 30 cm
<br><br>
Expositions :  <br>
- « César 1955-1985 », Musée d\ Art Contemporain, Dunkerque, 1985, le fer <br>
- « César, sculptures 1953-1961 », <br>Saidenberg Gallery, New York, 1981, le fer <br>
- «Les fers de César», Fondation Cartier, Jouy en Josas, 1984, le fer <br><br>

Bibliographie :  <br>
- « César », catalogue raisonné, Denyse Durand-Ruel, éditions de la Différence, voir le fer reproduit sous le n° 385  <br>
- « César », Pierre Restany, éditions de la Différence, voir page 169 <br>
- « César ou les métamorphoses d\ un grand art », Jean-Charles Hachet, éditions Varia, voir page 33 sous le n° 38
<br>Édouard-Marcel SANDOZ <br>(Bâle (Suisse) 1881 -  Lausanne 1971)<br><br>
Hibou, 1930 <br>
Sculpture en bronze à patine noire. <br>
Fonte d\ édition ancienne à cire perdue, <br>réalisée à la Fonderie Susse.<br>
Signé Sandoz sur la terrasse à droite, <br>cachet de Fondeur \"Susse Fres Edts Paris\" sur la terrasse à gauche <br>
H : 41 cm, L : 12 cm, P : 18 cm <br>
(Léger enfoncement à la cîme du crâne)<br><br>

Bibliographie : <br> \"Sandoz, Sculpteur figuriste et animalier 1881 - 1971, Catalogue Raisonné de l\ oeuvre sculptée\", de Félix MARCILHAC, Editions de l\ Amateur, modèle répertorié page 428 sous le n° 1009. <br><br>

Nous remercions Hubert Lacroix, <br>Directeur de la Fonderie Susse, <br>de nous avoir confirmé la reconnaissance de ce bronze. <br>
<b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>

 Prymanter, 1992 <br>Bronze à patines brune et dorée <br>Signée sur une coupe transversale au centre <br> Epreuve unique <br>185 x 95 x 100 cm <br><br>Certificat d'authenticité n° 9785 des Archives Denyse Durand-Ruel <br><br>ARMAN (Nice 1928 - New York 2005) <br>Prymanter, 1992 <br>Bronze <br>Signed on cross-section in the centre <br> Unique piece <br>185 x 95 x 100 m <br><br>Certificate of authenticity n° 9785 from Archives Denyse Durand-Ruel «J'aime un ordre arythmique»
<br>Antoine-Louis BARYE <br>(Paris 24 septembre 1795 - Paris 25 juin 1875)  <br><br>Cheval Turc n° 2 <br>Bronze, épreuve ancienne, patine brune, terrasse rectangulaire à plinthe moulurée. <br>Signé BARYE sur le terrain à l’arrière.<br> Estampillé du cachet Barye et numéroté 4 à l’avant. <br>H: 30,1 x L (terrasse): 31,7 x l: 12,7 cm. <br><br>La première édition du cheval turc date de 1840. Référence de la sculpture équestre romantique, ce modèle fut édité par Barbedienne et Brame jusqu’au début du XXe siècle. Notre rare et très belle épreuve est d’une fonte exemplaire qui rend parfaitement le modelé de l’oeuvre originale, la ciselure est discrète et d’une grande finesse, elle a été réalisée avant 1850, à l’époque de l’association Martin-Barye. Elle pourrait même être l’une des toutes premières épreuves si l’on en juge par le n°4 accompagnant l’estampille. <br><br>Référence bibliographique: <br>M. Poletti, A. Richarme, Barye, Paris 2000, modèle répertorié sous le numéro A128, page 265
<br> <b>CÉSAR </b>  (César BALDACCINI, dit) <br>(Marseille 1921 - Paris 1998)<br><br>« BRIGITTE-NADINE », 1964<br>Bronze soudé à patine brune <br> Signé et numéroté HC 1/2. Fondeur Bocquel<br>120 x 47 x 42 cm<br><br>Provenance :<br>- Galerie Beaubourg, Paris<br>- Collection particulière, Paris<br><br>Bibliographie :<br>- « César ce Rodin de la ferraille », Pierre Cabanne, éditions lecture pour tous, 1971, autre exemplaire reproduit page 40<br>- « César », Pierre Restany, éditions de la Différence, 1988, autre exemplaire reproduit page 196<br>- AD Architectural Digest, D. H. Minassian, 1990, reproduit page 61<br>- « César Faber et Ludens réconciliés », Fabrice Parant, Ancrages magazine, 1990, autre exemplaire reproduit page 68<br>- « César », catalogue raisonné, Denyse Durand Ruel, éditions de la Différence, Paris, le fer reproduit sous le n°533 page 418<br><br>« Je n ai pas d imagination, elle ne vient qu avec le toucher et les yeux. Sans ces deux éléments, le cerveau ne fonctionne pas. Ce sont mes mains qui font travailler ma tête »<br>César
<br>Rembrandt BUGATTI <br> (Milan 16 octobre 1884 - Paris 8 janvier 1916)<br> <br> 

Flamant rose marchant <br> 

Épreuve en bronze à patine noire <br> faisant partie du tirage original limité à 14 épreuves.<br>  Fonte d\ édition d\ époque à cire perdue de A.-A. Hébrard,<br>  cachet de fondeur, justificatif de tirage numéroté 2 <br> et marqué : fondu en 1925. <br> 
Signée.<br> 
Haut. : 33 cm <br> 
Terrasse : 11 x 16 cm <br> <br> 

Bibliographie : <br> 
Jacques Chalom-Des-Cordes et Véronique Fromanger-Des-Cordes, “Rembrandt Bugatti”, catalogue raisonné, Les Éditions de l\ Amateur, Paris, 1987, modèle référencé et reproduit. <br> 

FM <br><br>
<b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>

LE MESSAGER, 1990 <br>

Bronze découpé à patine verte <br>
Pièce unique <br>
300 x 128 x 103 cm (118 x 50 x 40 in.) <br><br>
Cette oeuvre est enregistrée dans les archives Arman Studio New York sous le noAPA #8309.90.015 <br><br>

Provenance : <br>
- Acquis directement auprès de l\ artiste par l\ actuel propriétaire
<br> GEORGES BRAQUE <br> (Argenteuil 13 mai 1882 - Paris 31 août 1963)<br> <br> 

\ \ DELOS\ \  <br> 
Sculpture \"oiseau\" en bronze doré.  <br> L\ oeil est serti d\ une améthyste taillée à fines facettes, <br> et la base est enchassée dans un bloc en druze d\ amazonite <br> 
Signée \"G. Braque\" et numérotée \"1/8\"
41 x 28 cm <br> <br> 
Musées: <br> 
- Ludwigmuseum - Coblence - 2003  <br> 
- Museo Fondazione Luciana Matalon - Milan - 2005  <br> <br>
<br><b>ARMAN </b> (Armand Pierre FERNANDEZ, dit) <br>(Nice 1928 - New York 2005) <br><br>

SAXOPHONES  <br>
Sculpture en bronze à patine dorée <br>
78 x 54 x 54 cm (30.42 x 21.06 x 21.06 in) <br>
Signé <br><br>

Provenance : <br> -
Ancienne Collection de Monsieur
Mourtala Diop. <br> -
Galerie Guy Pieters, Saint-Paul de
Vence. <br> -
Collection privée, Paris. <br><br>

Ce lot est vendu en importation temporaire<br><br>
<p>Ossip Zadkine (1890 - 1967) <br> <br /> Les confidences <br /> Sculpture en bronze à patine brun foncé <br /> Signée : " O ZADKINE " <br /> Date de création du modèle: 1944, fonte de 1973<br /> Fonderie Susse Frères, n° 3/8 ; l'exemplaire 2/8 est conservé au musée Zadkine, à Paris <br /> H 78 x L 20 x P 18 cm <br /> <br> Bibliographie : <br /> - S. Lecombre, Ossip Zadkine, l'œuvre sculpté, Paris, Paris Musées, 1994, p. 419, n° 385.</p>